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sacrifices. Ce résultat apparaît maintenant à tousles y eus. Par un excès de prévoyance trop com-mun chez nous, l’administration a cru devoir,avant tout, créer des moyens de réparation pourla nouvelle marine. Dans tous nos ports s’e'lèventde magnifiques ateliers enfermés dans des monu-ments grandioses. Ces ateliers sont destines à ré-parer les avaries et à pouvroir aux besoins de lamarine à vapeur, et cette marine ne fait que denaître.
Cependant, comme on ne peut pas laisser cesvastes ateliers sans emploi et leurs ouvriers sansouvrage ; comme, du reste, par la force des cho-ses, tout ce que nous avons de navires à vapeur estemployé à Toulon , et que là seulement il y a desnavires à réparer, qu’a-t-on fait des ateliers cons-truits dans les ports de l’Océan? On les a em-ployés à fabriquer des machines, au lieu d’endonner la construction, comme un encouragement,à l’industrie particulière.
Nous avions déjà Indret et ses coûteux pro-duits. Fallait-il ajouter encore à ce luxe de cons-tructions? Fallait-il employer l’argent destiné àl’accroissement et à l’amélioration de la flotte,