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traire le point faillie, est-il également convenable,également rationnel d’armer le travers, puisqu’eny plaçant du canon c’est dire qu’on l’offrira auxcoups de l’ennemi?
Non; à moins de nier le principe qui vieni d’êtreénoncé, cela n’est ni convenable ni rationnel.
Admettant ce principe, il est facile d’en tirer laconséquence : si l’avant et l'arrière sont les pointsforts dans le bateau à vapeur, c’est par là qu’il fautcombattre, qu’il faut attaquer et se défendre; c’estl’avant et l’arrière qu’il faut armer de canons. Ledéfaut d’espace ne permettant pas de développersur ces points une nombreuse artillerie, il faut, au-tant que possible, compenser la puissance du nom-bre par celle du calibre, unir, si on le peut., la plusgrande portée au plus grand effet.
Voilà, suivant nous, le mode général d’arme-ment qui convient au vapeur de guerre.
Ce n’est pas là une théorie nouvelle : le principeque l’on vient d’exposer dans son eapression la plusgénérale a trouvé depuis long-temps son applica-tion en Angleterre et aux Etat-Unis ; cet exempleaeu des imitateurs en Russie , en Hollande, à Na ples , chez tous les peuples maritimes. Nous seulspersistons à le méconnaître, à poursuivre dans lanouvelle marine une assimilation impossible etdangereuse, et cette persistance, on est forcé de ledire, est pour notre flotte à vapeur une cause gé-