LIYRE DEUXIÈME
ÉTUDE DU GLOBE TERRESTRE BASÉE SUR LES LOISDU MOUVEMENT DIURNE.
Quelques points fixes (les étoiles ), nous ont suffi pour recon-naître les lois du mouvement de rotation, vérifier son unifor-mité parfaite, et déterminer la direction de l’axe autour duquelil s’opère. Nous avons trouvé dans cette étude l’élément fonda-mental de la mesure précise du temps, savoir, un phénomènequi se reproduit périodiquement pour tous les habitants de laTerre, à des intervalles réguliers ( passage d'une étoile au méri-dien). Enfin, un système de coordonnées sphériques parfaite-ment appropriées nous a fourni le moyen de rapporter, à chaqueinstant, la position de deux points {pôle et éloile-oriyine), et, parsuite, celle de toute la sphère céleste, à l’horizon ou à la verti-cale de l’observateur.
Réciproquement, à chaque heure sidérale, c’est-à-dire àchaque position donnée de la sphère céleste, l’observateur peuty marquer le cercle de son horizon ou plutôt le point de ren-contre de sa verticale {zénith), car il lui suffit pour cela de dé-terminer Yheure et la hauteur du pôle. Ici, nous touchons auprincipe même des applications les plus importantes. Si, aumême instant, un second observateur placé ailleurs sur la Terre,à Paris, par exemple, détermine pareillement sur le ciel la po-sition actuelle de sa verticale, par rapport aux deux mêmespoints (pôle et étoile prise pour origine), qui ne voit qu’en rap-prochant les résultats obtenus à ces deux stations différentes,on pourra tracer géométriquement sur la sphère céleste cestrois points à la fois ; le pôle céleste, le zénith du premier lieu,le zénilh du second lieu (Paris)? Or, sur la Terre, il y a troispoints correspondants qui forment juste le même triangle sphé-rique, savoir, le pôle terrestre et les deux stations. Donc sinous pouvons regarder comme connus le pôle terrestre et