ÉTUDE DU GLOBE TERRESTRE.
71
Paris, la position du troisième point sera déterminée; l’obser-vateur placé là pourra résoudre le triangle, marquer sa stationsur un globe ou sur une carte, reconnaître le chemin qu’il aparcouru, la direction et la longueur de celui qui lui reste àparcourir.
Ces considérations, que les chapitres suivants rendront élé-mentaires, nous conduisent donc à appliquer au globe terrestrele système si simple des coordonnées dont nous nous sommesservis pour la sphère céleste, et à représenter aussi les diverspoints de la Terre par des déclinaisons et des angles horaires,ou plutôt, par leurs distances angulaires à l’équateur terrestreet les angles dièdres de leurs méridiens.
CHAPITRE I.
COORDONNÉES GÉOGRAPHIQUES. — LONGITUDE ET LATITUDE D’UN POINT.
— MÉRIDIENS. —PARALLÈLES TERRESTRES.
Coordonnées géographiques.—L’axe de ce système terrestreest naturellement la ligne des pôles ; le plan fondamental estle plan de l’équateur terrestre passant par le centre de la Terre,perpendiculairement à la ligne des pôles; les plans secon-daires, passant par la ligne des pôles, déterminent sur la sur-face du globe des grands cercles, nommés méridiens terrestresou cercles de latitude, tous perpendiculaires à l’équateur.
Convenons de prendre pour origine le méridien qui passepar Paris, les coordonnées d’un point quelconque seront :
1° La longitude de ce point, c’est-à-dire l’angle dièdre comprisentre son méridien et celui de Paris ; cet angle dièdre est me-suré par l’arc que ces deux méridiens interceptent sur l’équa-teur terrestre. Les longitudes se comptent sur l’équateur de 0°à 360° en allant vers l’ouest, comme les angles horaires;
2° La latitude de ce point, c’est-à-dire l’arc de son méridiencompris entre le point et l’équateur. Cet arc se compte à partirde l’équateur, de 0° à ± 90° ; les points situés sur l’hémisphèreboréal ayant des latitudes positives, et ceux de l’hémisphèreboréal ayant des latitudes négatives.