10
VOIES DE COMMUNICATION DE LA FRANCE.
recueillis auprès de messagers, marchands et pèlerins, unenomenclature des grandes routes qui existaient à cetteépoque. Leur longueur totale était d’environ 25,ooo kilo-mètres; mais la plus grande partie de leur parcours s’opé-rait simplement en terrain naturel.
Les grands ponts construits antérieurement au xvn e siècleont peut-être atteint le nombre de deux mille, y comprisceux d’origine gallo-romaine. Leur construction était gé-néralement vicieuse et leur débouché trop faible. De là lescl ni tes fréquentes dont témoignent à la fois les documentshistoriques, l’état de ruines sous lequel plusieurs de cesponts sont arrivés jusqua nous et les reconstructions par-tielles dont on rencontre, sur beaucoup d’autres, les tracesévidentes.
A la lin du xvi e siècle, la France et la royauté n’étaientpas encore complètement dégagées des liens du régimeféodal. Cependant un grand pas avait été fait vers la cen-tralisation administrative parla création des généralités (éditde janvier 1 55 j). Ces circonscriptions financières, primiti-vement établies pour le recouvrement des impôts, devinrentbientôt le siège d’agents révocables du pouvoir royal aux-quels on conféra des attributions de plus en plus variées.
ivu' siMo. Lorsque Henri IV et Sully entreprirent la réforme de
l’administration financière de la France, les bureaux destrésoriers de France se trouvaient investis, entre autrespouvoirs, de la gestion des voies publiques, dont ils s’ac-quittaient avec une déplorable négligence. D’un autre côté,la police de la voirie dans les villes était confiée à des offi-ciers locaux qui se dérobaient à toute direction supérieureet centrale.