1. — ROUTES ET PONTS.
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cf mais lorsque vous proposerez quelque chemin particuliercc à accommoder, en ce cas, Sa Majesté vous pourra donnercrie pouvoir d’y faire travailler par corvées. i>
La correspondance de Colbert témoigne de sa sollicitudepour les voies de communication, de sa connaissance appro-fondie des questions relatives aux travaux et du minutieuxcontrôle qu’il exerçait sur la gestion de chaque intendant.Souvent le roi lui-même envoyait, par l’intermédiaire deson contrôleur général, des ordres précis.
On trouve aussi, dans les lettres de Colbert, des instruc-tions remarquables concernant les adjudications, qui de-vaient se faire au rabais, en séance publique, par la criéedes offres pendant la durée de trois feux successivement al-lumés. Ainsi faites dans les provinces, les adjudications res-taient provisoires et devaient être soumises à l’approbationdu conseil du roi.
Enfin c’est sous l’inspiration de Colbert, par le règlementdu i5 septembre 1661, que Louis XIV créa véritablementla comptabilité française. Quelques registres, heureusementconservés, de la comptabilité des ponts et chaussées com-prennent les dix-huit années écoulées depuis 1683 jusqu’à1700 et font ressortir à la somme de 771,200 livres, soit1,35o,ooo francs, les dépenses annuellement consacrées àce service. La moitié environ de cette somme provenait dutrésor royal.
Les travaux neufs exécutés, en matière de routes et ponts,dans le cours du xvn e siècle, ont été peu considérables et11e sont qu’incomplétement mentionnés dans les documentshistoriques que nous a légués cette époque. On sait d’ail-leurs que la situation des routes 11’était pas de nature à