VOIES DE COMMUAI CATION DE LA FRANCE.
14
permettre aux voitures une marche rapide; car, en 1680,le roi, pour se rendre de Paris à Chiliens, devait couchercinq fois en roule.
Mais, au point de vue administratif, la centralisation duservice des voies de communication constituait un progrèsconsidérable, dont les bienfaits ne devaient pas tarder à serépandre sur la France.
xvtii’ siècle. C’est, en effet, au xvm e siècle que notre pays a été dotéde ces grandes routes, alignées en longues avenues, qui fai-saient à cette époque l’admiration des étrangers.
L’arrêt du 26 mai 1705 prescrivit que les routes de-vraient, à l’avenir, être tracées en ligue aussi droite quepossible, à travers les terres des particuliers, et mit à lacharge des riverains qui gagnaient du terrain les dédom-magements dus à ceux qui en perdaient. Les autres pres-criptions de cet édit concernaient la largeur des routes,les fossés et les plantations; elles furent complétées parl’arrêt du 3 mai 1720, aux termes duquel la largeur entrefossés devait être de 60 pieds pour les grands chemins etde 36 pieds pour les routes destinées aux coches, carrosses,messagers, voituriers et rouliers, d’une ville à une autre.Les riverains étaient tenus de planter ces chemins d’arbresespacés de 3 o pieds, à 1 toise au moins du bord intérieurdu fossé.
L’organisation du corps des ponts et chaussées, vaine-ment tentée en 1713 mais réalisée par l’arrêt du conseildu 1 er février 1716, mit en relief des administrateurs etdes ingénieurs de mérite et contribua largement au déve-loppement des travaux publics ainsi qu’aux progrès tech-