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VOIES DE COMMUNICATION DE LA FRANCE.
et des marchandises, ne fissent perdre à ces voies de com-munication leur ancienne importance.
Telle route, parallèle à un chemin de fer et primitive-ment très-fréquentée, s’est en effet trouvée réduite à desser-vir les transports restreints entre localités voisines. Mais,par contre, on a vu se produire sur telle route trans-versale, autrefois sans importance, un grand mouvementde marchandises et de voyageurs. 11 en résulte que leschemins de fer ont déplacé la circulation sur les routessans la diminuer en moyenne : c’est ce qu’ont démontréles comptages quinquennaux opérés, par les soins de l'Ad-ministration, sur les routes nationales et départementales.La masse des produits agricoles, industriels et commerciauxcirculant sur ces routes s’est accrue à mesure que le par-cours moyen de ces marchandises allait en diminuant.
L’extension des chemins de fer n’a donc pas amoindril’utilité d’entretenir les routes, d’en terminer les lacunes etd’en continuer les rectifications; elle a d’ailleurs nécessitél’augmentation des dimensions transversales dans les tra-verses des grandes villes, comme Paris, Lyon, Marseille, etc.
Grâce aux travaux exécutés sous le règne de Louis-Philippe, les derniers passages de rivières à l’aide de bacsavaient disparu sur toutes les routes nationales. 11 ne restaitqu’à pourvoir à la reconstruction des ponts dont la vétustésemblait inquiétante et qu’à racheter les péages concédésà quelques compagnies.
Le décret du a8 mars i85a a ordonné l’exécution desroutes forestières de la Corse, au nombre de i3 et formantun réseau de 5oo kilomètres. Ces routes ont été construites
r
aux frais de l’Etat.