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VOIES DE COMMUNICATION DE LA FRANCE.
(soit 225,000 francs) les généralités de Bordeaux et Li-moges, afin de réaliser diverses améliorations sur l’Isle etla Vézère.
Dernières annéesdu règnede Louis XIV.
Après la mort de Colbert, les guerres extérieures et lesdifficultés financières ralentirent l’impulsion que ce mi-nistre avait donnée aux travaux publics. Quelques conces-sions furent seulement accordées pour l’amélioration decertaines rivières, parmi lesquelles on peut citer :
La Loire, depuis Roanne jusqu’à Saint-Rambert, et audelà si faire se peut; droit perpétuel de péage accordé ausieur Pierre de la Gardette (arrêt du conseil d’Etat, en datedu 2 3 mai 1702);
UEure, depuis Chartres jusqu’à Pont-de-l’Arche, et, lesruisseaux y affluents : concession, en faveur de M me deMaintenon, de droits pareils à ceux qui sont perçus sur lecanal de Briare (édit d’octobre 170A);
Le Clain, de Châtellerault à la Vienne; droit perpétuelde péage accordé à M me Marchand de la Mulnière, supé-rieure de l’Union chrétienne de Luçon (2A mai 1708).
Peut-être quelques travaux ont-ils été réellement faitssur ces rivières, mais il n’en reste aucune trace aujour-d’hui.
xviii* siècle.
A mesure que le pouvoir central augmentait ses attri-butions sur les voies navigables, les corporations batelièresperdaient leur ancienne importance. Les grandes réfor-mes administratives qui suivirent de près l’avénement deLouis XV et l’organisation que reçut, en 1716, le corpsdes Ponts et Chaussées portèrent le dernier coup aux com-