III. —NAVIGATION INTÉRIEURE.
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pagnies marchandes; elles ne représentèrent pins qu’uneinstitution surannée, destinée à disparaître à bref délai.
Au commencement du xvm e siècle, l’énormité de la dette
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ne permettait pas à l’Etat de consacrer beaucoup de fondsaux travaux publics. En matière de navigation intérieure,beaucoup de projets furent élaborés, mais on n’en put exé-cuter qu’un très-petit nombre; encore fallut-il recourir ausystème des concessions.
On essaya de constituer une société d’actionnaires à pro-pos d’un canal qui devait partir de la Durance, en un pointindéterminé, pour aboutir, d’une part, à Donzère, sur leRhône et, d’autre part, à Marseille b). Le duc d’Antin, lemarquis de Brancas, le duc de Bourbon et le marquis d’Op-pède, concessionnaires de l’entreprise, appelèrent le publicà intervenir pour moitié dans leur privilège, moyennant lasouscription de 10,000 actions de 5 oo livres. Des lettrespatentes du h mai 1718 sanctionnèrent cette opération;le roi promettait d’octroyer sur son trésor la somme dei,t 5 0,000 livres; mais la tentative avorta.
Plus heureuses furent les entreprises des canaux du Loinget de Saint-Quentin à Chauny. Le premier, concédé en no-vembre 1719,0 titre perpétuel, au duc d’Orléans, qui y fittravailler des troupes, put être livré au commerce en 172/1.Le second, concédé au sieur Crozat, par les lettres patentesdu k juin 17.32, fut ouvert en 1788, sous le nom de canalCrozat; une émission de 10,000 actions de 5 oo livres avaittrouvé des souscripteurs.
Quelques documents témoignent de l’intérêt que l’Ad-
(1) La concession de ce canal avait été faite, dès l’année 1507, à un mar-quis d’Oppède.