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VOIES DE COMMUNICATION DE LA FRANCE.
ministration portait à la navigabilité des rivières. De 1722à 1727, des visites d’ingénieurs furent ordonnées sur l’Aube,la Mayenne, la Sarthe, le Loir et l’Oudon, pour étudierdes projets d’amélioration. Un arrêt du i 3 janvier 1733réglementait l’entretien des rivières de la généralité d’Auch,comme l’Adour, la Douze, les Gaves et au lires. Un autre ar-rêt, daté du i 3 mars 1736, étendait les mêmes mesuresaux parties de ces rivières qui coulaient dans le Lan-guedoc, la généralité de Bordeaux et celle de Montau-ban.
L’avénement de Daniel Trudaine à la tête de l’admi-nistration des ponts et chaussées (1736) ne donna pasaux travaux de navigation intérieure la même impulsionqu’à ceux des voies de terre. On entreprit le curage etl’endiguement de l’Escaut, entre Valenciennes et Cam-brai, au moyen d’une imposition de 69,000 livres, pré-levée pendant trois années sur la province du Hainaut.En i 7 5 2 , on concéda le Tarn et la Vire au sieur Bourroul,ingénieur géographe, auteur de projets d’amélioration deces rivières. En 1760, 011 concéda au sieur Zaccharie, hor-loger de Uyon, un canal partant de Bive-de-Gier pouraboutir à Givors et qu’on appelait pompeusement canal desDeux-Mers.
Les travaux d’ouverture du canal de Neuffossé, com-mencés depuis près d’un siècle, d’après les plans de Vauban,mais bientôt suspendus, furent repris en 1768, sous la di-rection du génie militaire qui y fit travailler des soldats^.
Peu de temps après la mort de Trudaine (1769), on
(l) Ce canal a été ouvert en 1771, selon M. Huerne de Poinmeuse, ou en1776, d’après MM. Ravinet et Dutens.