III. — NAVIGATION INTÉRIEURE.
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commença aux frais du Trésor le prolongement du canalCrozal, depuis Saint-Quentin jusqu’à la Somme; mais cestravaux furent suspendus en 1773.
Sons Louis XVI, on essaya de prolonger la navigation dela Charente en amont.de Cognac (1776), au moyen d’éclusesà sas. L’arrêt du 2 h juin 1777 déclara tous les ouvragesayant pour objet la sûreté et la facilité de la navigation et duhalage, faire partie des ouvrages publics; on les plaçait ainsisous la protection du roi.
E11 1783, les Etats de Bourgogne commencèrent, simul-tanément et à leurs frais, trois canaux à point de partage,savoir :
Celui du Cbarollais (actuellement canal du Centre), quileur était concédé par un édit de janvier, enregistré en marssuivant ;
Celui de Bourgogne, qui leur était concédé par un éditde septembre, et dont 011 évaluait la dépense à plus de7 millions de francs ;
Et celui de Franche-Comté (partie du canal du Rhône auRhin comprise entre la Saône et le Doubs). L’exécution dece dernier canal était autorisée par un arrêt du conseil endate du 2 5 septembre; la dépense, estimée à environ75o,ooo francs, incombait pour un tiers au duché de Bour-gogne et pour deux tiers à la Franche-Comté.
La première pierre d’écluse, pour chacun de ces troiscanaux, fut solennellement posée au nom du roi, par leprince de Condé, à Châlon-sur-Saône, Saint-Symphorienet Saint-Jean-de-Losne, les 23 et 2k juillet 178Ô. Danscette même année, l’exécution du canal du Nivernais fut pres-crite et commencée.