III. — NAVIGATION INTÉRIEURE.
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lit clans une lettre adressée aux préfets, le i 5 thermidorsuivant (3 août 1802), par M. Cretet, ministre de l’inté-rieur : et Les produits de ce droit seront spécialement et limi-te tativement affectés au balisage, à l’entretien des cheminsttet ponts de halage, à celui des per fuis, écluses, barragestr et autres ouvrages d’art établis pour l’avantage de la navi-tt gation. v Un arrêt du 8 prairial an xi déterminait le méca-nisme de la perception.
Les canaux de Saint-Quentin, de Bourgogne, du Rhône auRhin et du Nivernais furent continués, aux frais du Gouver-nement, sous le Consulat et l’Empire. On commença ceux| d'Arles à Bouc, d’ Ille-el-Rance, du Blavet, de la Haute-Seine,
| de Marans à la Rochelle, de Mons à Condé, du Berry et des; Salines de Dieuze. O11 imposait extraordinairement les dé-| parlements intéressés à la construction de ces ouvrages; mais| l’insuffisance des ressources financières motivait en 1807; ce passage d’une lettre de Napoléon I er à M. Cretet: crJ’ai' «beaucoup de canaux à faire, celui de Dijon à Paris, celui«du Rhin à la Saône et celui du Rhin à l’Escaut. Ces trois« canaux pourront être poussés aussi vivement qu’on le«voudra. Mon intention est, indépendamment des fonds« qui sont accordés sur les revenus de l’Etat, de rechercher«des fonds extraordinaires pour ces trois canaux. Pour cela«je voudrais vendre le canal de Saint-Quentin, dont les«produits seraient versés pour accélérer le canal de l’Es-«caut; je voudrais vendre le canal d’Orléans, dont le pro-«duit servirait à accélérer les travaux du canal de Bour-; «gogne; enfin je vendrais même le canal du Languedoc,« pour le produit en être affecté à la construction du canal du« Rhin à la Saône. 11 De là l’origine du décret du 2 1 mars 1808,