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en vertu duquel l’Etat vendit les canaux d’Orléans et duLoing ainsi que la part qui lui revenait sur le canal du Midi;mais les produits de ces ventes changèrent de destination.
Pendant la période i 8 oo-i 8 i 3 , la longueur des canauxlivrés à la navigation s’est accrue d’environ 200 kilomètres.En fait de travaux en rivière, on avait construit l’écluse dePont-de-YArche sur la Seine, les dérivations de Saint-Maur etde Chelles sur la Marne, neuf écluses sur la Seille et le Tarn,plusieurs murs de quais, etc.
Gouvernement
Le canal de Mons à Cnndé fut ouvert à la navigation vers
de
la Restauration.
la fin de 181 h, mais il restait encore deux écluses à cons-truire sur la partie française, l’une à Thivencelle, l’autre àGœulzin. Le gouvernement de la Restauration y pourvutpar les ordonnances des 9 avril et 22 octobre 1817, con-cédant temporairement au sieur Honnorez l’autorisation deprélever un droit au passage de ces deux écluses et de celle deFresnes, sur l’Escaut, moyennant qu’il les construisît à sesfrais. La loi du 1 3 mai 1818 concéda au même entrepre-neur le canal de la Sensée et l’écluse (ïhvuij, sur l’Escaut.
Pendant que ces travaux s’exécutaient, le Gouvernementmettait à l’étude, à un point de vue très-général, la situa-tion du réseau navigable de la France. La statistique admi-nistrative publiée en 1820 évaluait à 2,760 kilomètres lalongueur des canaux à terminer et à 10,800 kilomètrescelle des nouvelles Voies navigables dont la création sem-blait désirable. La dépense correspondant à ce vaste pro-gramme était évaluée à plus d’un milliard; en ne considé-rant que les travaux réputés urgents on arrivait encore à
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un chiffre de dépense de 200 millions. Les caisses de l’Etat