111.— NAVIGATION intérieure.
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étant presque vides, il fallut recourir aux emprunts; delà l’origine des lois des 5 août 1821 et 1A août 1822, quiprocurèrent au Trésor 128,600,000 francs.
L’Etat s’engageait à consacrer exclusivement cet argentaux travaux mentionnés dans les lois d’emprunt; — à exé-cuter ces travaux dans un délai déterminé ou, sinon, à aug-menter à partir de l’expiration de ce délai l’intérêt payépendant la période d’exécution; — à prélever, sur les re-venus que les nouvelles voies navigables produiraient aprèsleur ouverture, l’intérêt et l’amortissement des capitauxemployés; — à abandonner, pendant un certain nombred’années aux compagnies créancières, la moitié des revenusde ces voies navigables.
Au moyen de ces emprunts on entreprit, d’une part, la ca-nalisation de l’Isîe depuis son embouchure jusqu a Périgueuxet, d’autre part, la construction des canaux des Ardennes,d'Arles à Bouc, du Berry, du Blavet, de Bourgogne, d’Ille-et-Bance, latéral à la Loire, de Nantes à Brest, du Nivernais, del’Oise, du Bhône au Bhin et de Sornme-et-Manicamp, canauxpeu avancés ou non commencés dont la longueur totaledevait atteindre 2,2A3 kilomètres.
Des crédits spéciaux, prélevés sur le fonds commun, per-mirent de continuer le canal de Marans à la Bochelle et depourvoir à l’amélioration de quelques canaux et rivières. Leproduit de la location des eaux surabondantes du canalSaint-Maur (dérivation de la Marne) fut affecté à son achè-vement. En prorogeant les concessions des écluses de Fresneset d’Iwuy, 011 mit à la charge du sieur Honnorez diversesaméliorations de l’Escaut.
Le système des concessions temporaires ou perpétuelles