98
VOIES DE COMMUNICATION DE LA FRANCE.
rée, inspecteur général des ponts et chaussées, et essayéeavec succès en i834 à Basseville, sur l’Yonne, vint fort àpropos démontrer la possibilité de barrer, sans piles inter-médiaires, une rivière si large quelle soit, et de rendre àcette rivière son cours naturel dès que le besoin s’en faitsentir b).
La loi du 3o juin 18 35 a servi de point de départ auxgrands travaux entrepris pour l’amélioration des rivières.Elle ouvrait un crédit de 6 millions de francs pour l’Escaut,la Moselle, l’Ill, la Baïse, la Midouze et ïAdour; elle ins-tituait, en outre, au budget ordinaire, un crédit spécialannuel pour la Garonne, la Loire, le Loi, le Rhin et laSaône.
D’autres allocations s’élevant ensemble à environ i5o mil-lions de francs ont été affectées, par des lois postérieures,à divers travaux en rivière.
Parmi les règlements administratifs concernant la naviga-tion intérieure, nous remarquons l’ordonnance du îo juil-let 18 3 5, dans laquelle figure une classification des canauxet rivières navigables, la loi du g juin 18 3 6 , fixant lesdroits de navigation à percevoir sur les voies administréespar l’État, et l’ordonnance rendue le 1 5 octobre suivant enexécution de cette loi.
En 18 / 16 , on émit pour la première fois l’idée de res-serrer le lit de la Seine maritime entre deux digues paral-lèles, dans les parties très-larges qui ne présentaient àmarée basse qu’une faible profondeur d’eau et occasionnaient,
(1) D’autres systèmes de barrages mobiles ont été ensuite inventés en France ;citons, par exemple, le barrage à hausses de MM. Chanoine et Carro et le bar-rage automobile de M. Desfonlaines.