128 VOIES DE COMMUNICATION DE LA FRANCE.
par la batellerie, ouvre au réseau du nord de la France lechemin de Paris. Cliauny, son origine, communique : avecle port de Saint-Valéry, par la ligne de la Somme; avec lebassin bouiller de Chaiieroy, par la ligne de la Sambre; avecMons par le canal de Saint-Quentin, l’Escaut et le canal de
r
Condé à Mons. Le canal de Saint-Quentin reçoit à Etrœungtune grande artère qui se développe, parallèlement à laFrontière de Belgique, jusqu’aux ports de Calais, Gravelineset Dunkerque, en jetant de nombreuses ramifications surles bassins houillers et les centres industriels des dépar-tements du Nord et du Pas-de-Calais.
En 1868, les entrées du réseau du Nord, à Cliauny, ontatteint 668,000 tonnes, et les sorties 1,960,000. Ce der-nier chiffre comprend 1, 334 ,000 tonnes de bouilles, savoir :467,000 tonnes de Mons, 447,000 deCharleroy et 42 0,0 00du Nord et du Pas-de-Calais. De plus, 633 ,000 tonnes debouilles de Mons ont été distribuées dans les bassins de l’Es-caut et de l’Aa, pour servir à la consommation locale.
Les grandes artères du réseau du Nord ont un déve-loppement total de 6 46 kilomètres M et un tonnage moyen de665 ,ooo tonnes; les ramifications secondaires ont 284 ki-lomètres et un tonnage moyen de 208,000 tonnes.
Sur l’Oise canalisée, de Cliauny à la Seine (i 38 kilo-mètres), le tonnage moyen est de 1,690,000 tonnes.
L’Oise reçoit à Compiègne, comme affluent navigable,une grande artère de 492 kilomètres, formée par l’Aisne ca-nalisée, la partie du canal latéral à l’Aisne comprise entreCondé-sous-Vailly et Berry-au-Bac, le canal de l’Aisne à la
(1) Non compris le canal de Roubaix, encore inachevé.