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Etude historique et statistique sur les voies de communication de la France : d'après les documents officiels / par F. Lucas
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136 VOIES DE COMMUNICATION DE LA FRANCE.

sétageaient sur plusieurs gradins. Les navires de commerce,plus courts et plus larges, étaient découverts, sans entre-pont, et navaient quun seul mât, muni de quelques voilestriangulaires.

Ces embarcations pouvaient se contenter de faibles pro-fondeurs deau ; il est probable que trois ou quatre mètresleur suffisaient. En général, la nature faisait elle-même lesprincipaux frais détablissement des ports; il en était ainsi àCartilage, à Syracuse, au Pirée, etc. Quelquefois les an-ciens choisissaient un point de la côte les grandes pro-fondeurs deau étaient voisines du rivage, comme au capdAntium; on construisait alors deux murailles qui, partantdu littoral, se développaient en mer, en convergeant lunevers lautre, et ne laissaient entre leurs extrémités que lepassage strictement nécessaire pour lentrée des navires;ces murailles constituaient ce quon appelle aujourdhui desmâles. Assez souvent on complétait lœuvre en établissant,devant louverture et à quelque distance, une sorte dîle oubrise-lames destiné à couvrir la rade des vents du large;Civita-Vecchia en offrait un exemple.

On faisait dabord les môles en massifs continus; plustard, les Romains, préoccupés de latterrissement de leursports, adoptèrent la disposition par piles et arceaux, de ma-nière que les courants côtiers pussent continuer leur marcheet que les lames, pénétrant en partie dans le port, vinssenty maintenir un peu dagitation. Ce dernier système fut adoptéà Antium.

Selon Vitruve, les anciens construisaient leurs môles encoulant dans une enceinte de pieux jointifs un mélange depierres et de mortier de pouzzolane. A défaut de cette pous-