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Etude historique et statistique sur les voies de communication de la France : d'après les documents officiels / par F. Lucas
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138 VOIES DE COMMUNICATION DE LA FRANGE.

de véritables agents du pouvoir. On leur accordait des sub-ventions pécuniaires, des immunités, des honneurs O; lesautorités militaires et civiles devaient leur prêter assistance,lorsquelles en étaient requises. Par contre, ces industrielsétaient soumis à de grandes exigences administratives, à unesurveillance rigoureuse, à des obligations édictées par un

véritable code. Pour le navire chargé de denrées alimen-

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taires affectées au service de lEtat, litinéraire était tracédavance, le temps dhivernage réglé, 1a. durée du trajet ar-rêtée. En cas de naufrage, une enquête sévère avait lieu;léquipage était, au besoin, mis à la torture; sil était établique le navire avait péri par la faute ou lincurie de léqui-page ou du patron, le collège des navicularii devenait pécu-niairement responsable de la valeur de la cargaison.

Ce droit naviculaire, bien quétabli au point de vue spé-cial de lalimentation de Rome, était exécutoire dans lesprovinces. La ville dd ries, colonisée au temps de Mariuset qui mérita le surnom de la Rome gauloise, eut son collègede navigateurs; il en fut de même de Narbonne, qui compta,jusquau temps dAuguste, parmi les principales placesdarmes des Romains dans les Gaules.

Pendant la période gallo-romaine, la ville de Rayonne(alors Lapurdum ) paraît avoir joui dun commerce florissantet dune marine redoutée. Mais, à de rares exceptions près,les Romains attachaient peu dimportance au commerce ma-ritime sur les côtes de lOcéan et de la Manche. Leurs forcesde mer étaient essentiellement militaires et navaient pourbut que la conquête. Les découvertes archéologiques ont

(1) En l'an 38o, Théodose conféra à tous les membres de la communauté ladignité équestre.