1/(6 VOIES DE COMMUNICATION DE LA FRANCE.
Compagniedes lndes k
d’Espagne ouvrit à la France les ports du Pérou et du Chili,circonstance dont le commerce maritime de Saint-Malo tirad’assez grands avantages. Mais les armements militaires sefirent, à Lorient surtout, au détriment des armements com-merciaux. Bientôt le traité d’Utrecht (1713) vint priverla France d’une partie de ses colonies d’Amérique; uneclause humiliante prescrivit de combler le port de Dun-kerque et d’en raser les fortifications; le droit de tonnageet le tarif protecteur de Colbert durent être abolis.
A cette époque, les importations en France ne s’élevaientqu’à 71 millions de francs et les exportations à 10 5 millions. Lecommerce d’exportation par mer, à part 3 oo,ooo tonneauxattribués au transport des colonies, s’élevait à 58 o,ooo ton-neaux dont 1 52 ,ooo seulement étaient couverts par le pa-villon français.
La France recevait de ses colonies d’Amérique une valeurannuelle d’environ 17 millions de francs, dont 11 millionsen sucre et café, le reste en indigo, peaux, pelleterie ettabac. Elle leur envoyait une valeur de 9 millions en pro-duits manufacturés, métaux et denrées alimentaires.
La grande pêche dans les environs de Terre-Neuve étaitprincipalement exploitée par les Bretons de Saint-Malo et lesBasques de Ciboure et Bayonne. Elle occupait 5 00 navireset 27,000 hommes; son produit annuel était d’environ20 millions de francs.
A la mort de Louis XIV, la dette dépassait deux milliardset le crédit public était profondément ébranlé. Le duc d’Or-léans, régent du royaume, prêta l’oreille aux propositionsde l’Ecossais Law.