iv.— PORTS DE MER.
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prospérité, tenta sans succès contre Lorient une expéditionFormidable.
Pendant la guerre de Sept ans, le roi fit construire plu-sieurs navires de l’Etat dans le port de la compagnie; lesparticuliers qui armaient pour la course ou pour le com-merce vinrent aussi faire usage des chantiers de Lorient.L’activité du port fut alors extraordinaire; mais la prépon-dérance anglaise s’établit dans les Indes orientales et l’empirecolonial de la France disparut presque entièrement à la paixde Paris (1763), qui amoindrissait, en outre, nos posses-sions américaines et nous enlevait, en Afrique, la coloniedu Sénégal.
Ainsi commença la décadence de la compagnie des Indes,dont le monopole approchait, du reste, de son terme. Lesgrandes villes de commerce réclamaient hautement contreun privilège qui leur était fatal. L’édit du i 3 août 1769restitua à tous les Français le droit de naviguer et de com-mercer au delà du cap de Bonne-Espérance, à la conditiond’opérer leur retour dans le port de Lorient. On procéda,l’année suivante, à la liquidation des affaires de la com-pagnie; elle céda à l’État ses biens-fonds, bâtiments, ma-gasins, comptoirs, navires, esclaves, etc., et reçut en échangedes titres de rente.
C’est seulemen t en 1761 que les ports de commerce furentenlevés aux ingénieurs militaires et remis au service desponts et chaussées, sous la direction de Trudaine. Cettemesure n’était applicable qu’aux généralités de pays d’élec-tions; encore fut-elle retardée jusqu’en 177 b pour le Havre ,1785 pour Dunkerque, 1786 pour Port-Vendras et jusqu’à
Coup d’œilrétrospectifsur
les travauxmaritimes.