150 VOIES DE COMMUNICATION DE LA FRANCE.
la Révolution pour Calais, Boulogne, Bayonne et Saint-Jean-de-Luz.
En 1759, Berryer, ministre de la marine, reconnaissait,que, et faute de fonds, les ports en étaient venus au dernierte point de délabrement. •» En fait, la question de leur défensecontre les entreprises de l’étranger avait toujours primé cellede leur amélioration par de grands ouvrages ; aussi les travauxmaritimes à mentionner n’étaienl-ils qu’en petit nombre.
A Dunkerque, on avait construit, en t 634 , une écluse de2(1 pieds de large, pour améliorer et nettoyer le port, enintroduisant l’eau de mer dans le canal de Bergues et don-nant des chasses à chaque vive eau. En 1677, 011 avait,sur les plans de Vauban, ouvert le chenal actuel et cons-truit le bassin à Ilot dit de la marine. Le batardeau établi,à la suite du traité d’Utrecht, pour barrer l’entrée du port,fut détruit par une tempête, le 3 i décembre 1720. Leshabitants recommencèrent à naviguer, malgré l'oppositiondes Anglais, et à relever quelques ouvrages; mais une nou-velle destruction fut exigée, en 1763, par une clause dutraité de Paris.
A Gravelines, les Espagnols avaient exécuté quelques ou-vrages dont la durée ne fut qu’éphémère. En 1679, Vau-ban avait fait construire une écluse séparant les eaux doucesde l’Aa des eaux salées de la mer; on utilisait ces dernièrespour entretenir des chasses. Le chenal était resserré entredes digues et des jetées basses.
A Calais, Baudouin, comte de Flandre, avait commencé,dès la fin du x e siècle, l’amélioration du port. D’anciensplans, remontant au milieu du xvi c siècle, montrent qu’àcette époque le port de Calais possédait deux jetées; il était