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La loi du 21 juin i 838 consacra 2,800,000 francs àsix autres ports, notamment à Cherbourg et à Bayonne.
statistique On dressait d’ailleurs les projets des nouvelles amélio-de l8jlJ ' rations réclamées par les besoins du commerce maritime.
Une Statistique des ports, publiée à la date du 2 mai 18 3 9par M. Legrand, directeur général des ponts et chausséeset des chemins de fer, évaluait à tio millions de francsl’ensemble des travaux proposés par les ingénieurs, noncompris les dépenses relatives aux entreprises en coursd’exécution; en déduisant de ces chiffres les évaluations quiconcernaient les travaux les moins urgents et ceux quipourraient s’exécuter sur les fonds ordinaires du budget,il restait encore une dépense à faire d’environ 100 millionsde francs.
Voici quels étaient, à cette époque, les principaux ou-vrages établis dans nos ports maritimes :
Des brise-lames, à Cherbourg, Cette et Belle-Ile;
Des môles, d’une longueur totale de 9,000 mètres, ré-partis entre trente-deux ports; les principaux étaient ceuxde Granville, des Noires (à Saint-Malo), des Nays (à Saint-Servan), de Saint-Nazaire, de la Grande-Jetée (àPort-Breton,île d’Yeu), du Socoa (près Saint-Jeau-de-Luz), de Frioul(près Marseille), de la dotât et de Cannes;
Des jetées, d’une longueur totale de 36 ,000 mètres, ré-parties sur soixante et un ports, soit à l’embouchure des ri-vières, soit à l’extrémité des graus (embouchures des étangssitués le long de la Méditerranée, soit à l’entrée des portsd’échouage; parmi ces dernières, nous citerons notammentcelles de Dunkerque, Calais, Cherbourg elles Sables-d’Olonne ;