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surface cylindrique. Les rayons de lumière émanés du loyersont alors réfractés horizontalement, dans tous les sens, etl’on obtient un phare à feu fixe.
L’angle au foyer que sous-tendent les tambours lenticu-laires avait d’abord été fixé à /i 5 degrés; on a jugé plustard qu’on pouvait l’augmenter avec avantage. Les rayonsqui passent au-dessus et au-dessous de ce tambour seraientperdus pour l’éclairage maritime si l’on n’avait recours àquelques dispositions particulières pour les ramener versl’horizon. Fresnel a imaginé plusieurs manières d’utiliserces deux parties de la lumière émise; on lui doit notammentl’idée première de mettre simultanément en œuvre la réfrac-tion et la réflexion totale dans des anneaux de section trian-gulaire : ces anneaux catadioptriques ne furent appliqués duvivant de Fresnel qu’à de petits appareils pour lesquels letravail au tour n’exigeait pas une main-d’œuvre qui fut jugéetrop dispendieuse.
En 1822, dans le premier appareil dioptrique queFresnel fit exécuter en grand et qui fut installé sur la tourde Cordouan, huit petites lentilles de 5 o centimètres defoyer, formant une sorte de pavillon au-dessus de la lampe,recueillaient les rayons lumineux supérieurs, et les reje-taient en faisceaux sur de grands miroirs plans qui les ren-voyaient à l’horizon. Les rayons passant au-dessous dutambour n’étaient pas utilisés : cependant Fresnel annonçait,dans une note placée à la fin de son mémoire de 1822,qu’on pourrait les renvoyer à l’horizon au moyen de petitesglaces étamées, fixées au-dessous des grandes lentilles etdisposées d’une manière assez analogue aux feuilles d’une jalousie,avec des inclinaisons convenablement choisies. Le phare à