Buch 
Etude historique et statistique sur les voies de communication de la France : d'après les documents officiels / par F. Lucas
Entstehung
Seite
210
JPEG-Download
 

210 VOIES DE COMMUNICATION DE LA FRANCE.

surface cylindrique. Les rayons de lumière émanés du loyersont alors réfractés horizontalement, dans tous les sens, etlon obtient un phare à feu fixe.

Langle au foyer que sous-tendent les tambours lenticu-laires avait dabord été fixé à /i 5 degrés; on a jugé plustard quon pouvait laugmenter avec avantage. Les rayonsqui passent au-dessus et au-dessous de ce tambour seraientperdus pour léclairage maritime si lon navait recours àquelques dispositions particulières pour les ramener verslhorizon. Fresnel a imaginé plusieurs manières dutiliserces deux parties de la lumière émise; on lui doit notammentlidée première de mettre simultanément en œuvre la réfrac-tion et la réflexion totale dans des anneaux de section trian-gulaire : ces anneaux catadioptriques ne furent appliqués duvivant de Fresnel quà de petits appareils pour lesquels letravail au tour nexigeait pas une main-dœuvre qui fut jugéetrop dispendieuse.

En 1822, dans le premier appareil dioptrique queFresnel fit exécuter en grand et qui fut installé sur la tourde Cordouan, huit petites lentilles de 5 o centimètres defoyer, formant une sorte de pavillon au-dessus de la lampe,recueillaient les rayons lumineux supérieurs, et les reje-taient en faisceaux sur de grands miroirs plans qui les ren-voyaient à lhorizon. Les rayons passant au-dessous dutambour nétaient pas utilisés : cependant Fresnel annonçait,dans une note placée à la fin de son mémoire de 1822,quon pourrait les renvoyer à lhorizon au moyen de petitesglaces étamées, fixées au-dessous des grandes lentilles etdisposées dune manière assez analogue aux feuilles dune jalousie,avec des inclinaisons convenablement choisies. Le phare à