V. — PHARES ET BALISES.
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éclipses de Cordouan était à section octogonale. La partiesupérieure de l’appareil tournait en même temps que letambour; les panneaux des deux divisions du système len-ticulaire, au lieu d’être placés sur les mêmes axes de manièreà produire des éclats simultanés, furent légèrement déviésde manière que les éclats fussent consécutifs. On préférait,avec raison, prolonger la durée des éclats plutôt que d’ac-croître leur intensité.
Dans un appareil catoptrique, on peut multiplier leslampes pour obtenir un feu plus puissant, mais, dans unappareil lenticulaire, l’usage d’une seule lampe est obliga-toire ; c’est pourquoi Fresnel et Arago ont cherché les moyensd’augmenter la puissance de la flamme. Le bec de lampe àplusieurs mèches concentriques, placées chacune entre deuxcourants d’air, a permis d’obtenir une grande intensité lu-mineuse avec une flamme d’un faible volume.
Une circulaire, en date du 2 juin 1826, rédigée parM. Becquey, directeur général des ponts et chaussées etdes mines, adressait aux chefs de service l’ampliation durapport du contre-amiral de Rossel, sur le système alorsadopté par la Commission des phares pour éclairer les côtesde France.
Les feux du premier ordre étaient de trois sortes, savoir :feux tournants à 8 lentilles, feux tournants à 16 demi-len-tilles, feux fixes. Ils étaient éclairés par des lampes à pompeet à quatre mèches concentriques. On fixait leur nombre à28, dont 11 sur les côtes de la Manche, 10 sur celles del’Océan et 7 sur celles de la Méditerranée.
Le nombre des feux du deuxième ordre était fixé à h ,
1 h.
Circulaire
du
a juin 1826