PREMIERE EPOQÜE. ',H)
l'roid plus grand que celui qui est nöcessaire pour reduire lavapeur ä l’btat liquide.
Ailleurs ( Meteorolog., lib. u, c. 2), le chef des pöripateticiensexplique, aussi bien qu’on le ferait aujourd’hui, ä quoi l’eau demer doit son goüt amer et sale. « De mftme que l’eau, dit-il,qu’on filtre ä travers descendres, acquiert un goiit ddsagröable,ainsi I’eau de mer doit sa saveur aux sels qu’elle renferme. L’u-rineet la sueur doivent egal erneut leur saveur ä des sels qui res-tent.au fond du vase, aprds qu’on a evapore l’eau. »
Nous ignorons si ces falls etaient ddjä alors du domaine public,car Aristote ne s’en attribue pas la decouverte. Mais voici uneobservation d’un grand interet pratique, doit ce chef d’dcoleest certainement l’auteur.
« Lorsqu’on met danslamer, dit-il, un vase d’argilebien fermdde toutes parts, on remarque que l’eau, qui y pdnetre ä traversles pores, est de l’eau potable, et aussi pure que si eile avait öte .fdtrde et ddbarrassde de ses parties salines. » ( Meteorolog ., üb. n,c. 2, sect. 17.)
Un peu plus I.oin, il fait observer que si les eaux de la mer peu-vent porter de plus grands navires que les eaux douces, c’est. iicause du sei qu’elles tiennent en dissolulion. Et comme preuve ilcite l’expdrience d’apres laquelle un oeufplein, place ä la surfaced’une cuvelte d’eau douce, tombe au fond, landis qu’il surnagelorsque l’eau a ete prealablement salee.
Aristote divise les eaux en eau stagnanle, en eau de puits, eneau de riviere et en eau de mer. Cetlc division, que l’on pour-raitencore admettre auj.ourd’hui, est, en quelque Sorte, justifidepar la diversite des substances que ces eaux renfcrment.
11 raconte ensuite que dans un certain endroit de l’Ombrieon brüle differentes especes de joncs, qu’on en fait bouilür les■cendres avec de l’eau que l’on dvapore ensuite, et qu’enlin il sedöpose, par le refroidissement, une quantitd notable de sei queque l’on recueille (1). — Il parle aussi des fontaines ousources, dont les eaux doivent leur saveur et leurs propridtesaux sels qu’elles renfcrment; et il cite, ä cette occasion, lessources acidules de la Sicile, les sources ameres de la Scythie.Il signale particulierement l’alun (axu^x-iipia) et la chaux que ceseaux pourraient renfermer.
(l) C’ost lä l;i priparation iiu sei vigital ou du earbonale de polasse impur.