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Tome premier.
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IirSTOIRE DE LA CHJMIE.

Enfin 1 ’airain de Corinthe, si cölöbre danstoule l’antiquile, ctque l’on estimait au poids de l’or, ötait un alliage de cuivre,d’or et d’argent, composition indiquee par Pline (1).

En rösumö, Ies Grecs et les Romains connaissaient les diffö-rents alliage de cuivre, de Eine, de plomb et d’ötain. Les motsreu et χαλκός signifient tantöt laiton, tantot bronze, et möme qtiel-quefois cuivre. L’aurichalque, qui veut dire or-cuivre, parait avoiretö le möme alliage quecelui qui est connu aujourd’hui sous lenom de chrysochalque ou chrysocale (or-cuivre).

Nous avoris vu plus haut que l’airain servait autrefois a peuprös'aux mömes usages qu’aujourd’hui le fer ou l’acier. 11 lautdonc admetlre que Ton connaissait aussi la trempe du bronze,comme nous l’apprennent en esset les commentateurs grecsd’Hösiode et d’Homere, Proclus et Eustathe. Pour la culture desterres, dit Proclus, les anciens se Servalen! du cuivre, commeon emploie aujourd’hui le fer; mais, le cuivre dtant mou de sanature, ils le durcissaient par une sorte de Irempe (δια' τίνοςβαφης στερβοποιοΰντες (2).

Eustathe co η firme le tömoignagne de Proclus, en disant quel’on trempait l’airain lorsqn’on voulait s’en servir au lieu dufer (3).

Forest, dans son Voyage ä la SSouvelle-Guinee, rapporte queles habitanls de la cstte occidentale de cette contröe sont armesde zagaies, d’arcs, de sieches, et meme d’epöes de cuivre(bronze), et que le fer leur parait inconnu (4).

G. Pearson, ayant analysö des hallebardes et d’autres Instru-ments tranchants d’originecellique, les a trouvös composös d’unalliage dans lequel l’ötain entrait de 10 ä 14 pour 100 (5).

D’autre part, il resulte des experiences de Darcet : 1° que lebronze rougi au feu et plongö dans l’eau froide est amolli d’unemaniöre trös-sensible, ce qui permet de le travailler sur le tour,de röparer ä l’outil l’irrögularitö des piöces moulees, de l’e-tendre sous le marteau, enfin de le dresser avec la lime et de lepolir avec la pierre, qui est une espece de steatite; 2° que le

(1) llist. Nat-, xxxiv, 3.

(2) Comment, ad vers. Heslod., Opera et dies, 142.

(3) Toi χαλκού, όπηνίκαν είς σιδήρου χρείαν, έβάπτετο. Comment, ad vers. 142,liv. i, lliad.

(4) T. i, p. 110-112.

(5) Annales de chimit, xxiu, ISO.