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Tome premier.
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118
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Ü1ST0IBE DE 7,A CUJ.MIE.

I 18

pointisole; mais l’action etaitlamöme : en röagissant snrl’argent,on operait Ie dspart du metal (ä Fetat de chlorure). C’etait lä loutle but que l’on se proposait d’atteindre.

La matiere ainsi separde, que Strabon appelle pierreuse et vi-trifide, et qui plus tard regut le noni de lune cornee, ne paraitavoir dte primitivement d’aucun usage. Peut-Ötre, par unefausse analogie, etait-on conduit ä penser que 1’argent etaitbriildet irrevocabiement rdduit en cendre, comme le bois qui bruledans la cheminde. Rien n’a ete plus funeste au progres de la^Science que des tbdories fondees sur de fausses analogies. /

Cependant la Metallurgie etait, au temps de Strabon, dans undtat asser avancd; car cet auleur nous apprend que (1) : « II yavait autrefois dans 1’Attique des mines d’argent tres-riches, quisont aujourd’hui delaissdes. Ceuxquifont maintenant foudre lesscories et le rösidu qu’avaient laisse les anciens obtiennent unequantitd notable d’argent; ce qui prouve qu’ils n’avaient pas unegrande expörience du travail des fourneaux (t£ov ap/aiwv

aimpox; xxpuvEudvTtov ). »

Le foume.au de fondeur s’appelait en grec xduuvo?, en latinca-rnims ou fornax. Pii ne y distingue les cötes {latera), le döme( camera ), et Ia bouche (os). II est asser difficile de determinerexactement la forme de ces fourneaux. Tont ce qu’on peut as-surer, c’est qu’elle varia it beaucoup , suivant les lieux, ou plutötsuivant la nature du minerai qu’on avait it exploiter : fornacummaxima differentia est (2). La forme de quelques Ioupes ou cu-lots' de fonte, frouves dans quelques monuments romains,nous permet de croire que leurs fourneaux ressemblaientk peu prös ä ceux dont on fait encore usage, pour 1’extractiondu fer, en Catalogne et dans une bonne partie des Pyrdndes (3).

§ 22.

Ilomiuios·

L’or, 1’argent et le cuivre, voilä les mdlaux qui servaient detemps immemorial k la fabricationdesmonnaies et desmedailles.

(1) Lib. IX, p. 399, fidit. Casant).

(2) Pline, xxxiv, 41.

(3) Ameillion, dans le t. xlvi des Mem. de l’Acad. des inscriplions, p. 513.