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HISTOIRE DE IA CH1MIE.
sufsiraient pour nous en convaincre, si nous ne savions pas com-bien ilest difficile, möme a I’aidede nos moyens d’analyse, d’ob-tenir le chlorurede sodium, le carbonate de soude, le nitre, etc.,purs et exempts de tout mölange.
L’evaporation spontanöeou artificielle des eaux de mer et desfontaines saldes formait, independamment des gisements natu-rels, la principale so'urce des sels alcalins.
Carbonutes de potasse et de soude. — La subslance queles Grecs et les Romains ddsignent par le mot nitrum (vitpov) esttantöt notre potasse ducommerce (carbonate de potasse impnr),tantöt, mais plus rarement, le nitre (azotate de potasse) propre-ment dit, tantöt enfin la soude du commerce (carbonate de soudeimpnr). Dans ce dernier cas, nitrum est synonyme de natron ( 1 ).Quelquefois möme le carbonate de potasse, ainsi que tout aulresei alcalin, porte simplement le nom de.se/ (sal).
La potasse du commerce, appelöe plus tard sei alcali vegetal,s’obtenait par le möme procedö qu’aujourd’hui, en filtrant l’eauä travers les cendres des vögötaux. L’eau, ainsi chargöe de toutce qu’elle a pu dissoudre, laisse, apres l’evaporation, un depötsal in au fond du vase. Pour preparer ce sei, les anciens n’em-ployaient pas indifföremment les cendres de tonte espöce devögötaux; ils choisissaient de preförence celles du chöne, ducoudrier ( corylus ), des roseaux, de la vigne et de la fougere.
Ils n’ignoraient pas que le sei vegötal (carbonate de potasse)se liquöfie facilement au contact de Fair humide, et qu’en celail differe d’un autre sei analogue (carbonate de soude), qui sechange ä Fairen une poussiere blanche (efslorescence). Ge der-nier s’obtenait'par Fevaporation des eaux de certains lacs de l’fi-gypte, de la Macödoine, etc. (2).
Les mödecins de Rome et de la Grece connaissaient la propriötecautörisante des sels alcalins, car ils les prescrivaient pour fairetomber les poils [detrahit pilos efficacissime). Ils les incorpo-raient dans des huiles grasses, pour en preparer des linimenlssavonneux. Mais on en faisait surtout un grand usage dans la fa-brication du verre.
Ce qui doit ici atlirer notre attenlion, c’est Femploi de la chaux^brülee pour donner plus de causticilö aux sels alcalins. Au rap-
(t) Voy. page 58.
( 1 ) 1‘line, xxxi, 4fi.