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Tome premier.
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H1ST0IRE IE I.A CHIMIE.

vide et de Martial 1’emploi de Ia pommade pourteindre les che-veux n’ötait pas inconnu ä Home (1).

Les mddecins arabes parient souvent de l’usage du savon enmödecine et pour le blanchiment des dtoffes (2).

On employait quelquefois le fiel de taureau pour nettoyer lelinge; e’est qu’en esset le fiel est, ainsi que le savon, essentielle-ment alcalin (3). Ce fut donc la pratique qui conduisit ä la thdorie,d’apres laquelle la bile est une espece de savon.

§ 37.

Nitre (azotate de potasse ou de soude).

Les cavernes de 1’Asie, appelles Colyces, desquelles on retiraitjadis des quantitds considörables de nitre (4), nous rappellentles cavernes de nitrate de soude de 1’Amerique meridionalequ’on exploite aujourd’hui. On a essayd d’expliquer la pro-duclion de ce nitre des cavernes par la quantile prodigieused’animaux de toutes especes qui s’y refugient le jour et la nuit.

On ne parait pas avoir autrefois accordö une grande attentionau phenomene, si remarquable, de la cristallisation. Une dtudealtenlive de ce phenomene aura it prevenu bien des erreurs,en servant ä distinguer la plupart des sels entre eux.

Cependant les expressions && fistulosum, fibrosum, paraissentdevoir dtre appliqudes, l’une ä la forme cristalline du nitre,l’autre h celle du sei atnmoniac. « Pour 6tre bon, il faut, ditPline, que le nitre soit sistuleux,» en faisant probablement al-lusion aux prismes allongds et creux de 1’azotate de potasse (o).

Les mddecins de Home n’ignoraient pas sans doute la vertudiurötique du nitre, puisqu’ils le prescrivaient aux hydropi-ques (G).

Une observation qui doit ici trouver place, c’est que le nitreque l’on obtient par l’exploitation, soit des nitriöres artisicielles,soit des nitrieres naturelles (plälras, vieux murs, öcuries), et

(1) Mait., xiv, 25, 27 ; VIII, 23, 19 ; Oviile, De arte amandi, III, 163.

(2) Serapio, ed. Brauns., c. 348. Rliases, De simplie.,~p. 397.

(3) Pline, ii, p. 474.

(4) Pline, xxxi, 46.

(5) Pline, ibid.

;«} Pline, ibid. Hydropicis cum fico datur.