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Tome premier.
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H1ST0IRE DE LA CHIMIE.

c6es', le granil, le quartz, ont pour eliment la silice. Mais celle-ci ne se distingue pas seulement par son abondance, mais encorepar sa grande duretb. Son usage est indispensable dans la labri-cation du verre.

Les anciens comptaient plusieurs especes de silice, suivant lesdifferentes couleurs qu’elles prbsentaient; iis leur reconnais-saient ä toutes un caractere commun, celui de rösister ä 1’actiondu seu (quibusne quidem ignis nocet). La silice est effectivementune de ces pierres qui ont passe pour infusibles jusqu’ä la di-eouverte du chalumeau ä gaz.

Les roches siliceuses itaient travarllies pour en faire desmoulesdans lesquels on faisait fondre des ouvrages d’airain (1). LesRomains choisissaient ces roches de prefirence pour la cons-truction des ouvrages de maqonnerie les plus solides, construc-tion dans laquelle iis excellaient.

Niron avait reconstruit le temple de la Fortune de 8ei'a toulentier en cristal de roche (silice pure, transparente); en sorteque tout le monde s’emerveillait du phenomene de larefraction'de la lumiere, qu’offrait ce temple dans son Interieur (2).

Le cristal de roche, appele phengite (de tpaetvd?, brillant), etaitaussi employi en guise de miroirs. a Je puls affirmer, ditPline,que ce cristal nait dans les rochers des Alpes (3). »

La fabrication et l’usage du verre itaient depuis longtempscoimus en Egypte et en Phbnicie (4). Du temps de Pline, oncommenfait ä ölablirdes verreries dans les Gaules et en Espagne.Dependant le verre etait encore fort eher ä Rome ä Pepoquedes premiers empereurs, puisque Neron paya deux coupes deverre d’une capacitb mediocre, au prix de 6,000 sesterces (en-viron ,600 francs), et Pline nous apprend que les vases de verre6taient mßme pr6f6res aux vases d’or et d’argent.

Voici Comment cet auteur raconte la fabrication du verre :«Une verrerie se compose de plusieurs fourneaux contigus,comme ceux des fondeurs de cuivre. On fait d’abord fondre,dans un premier fourrieau, du sable blaue pile, recueilli ä l’em-bouchure du Vulturne, avec trois parties de nitrum (carbonate

(1) Plinc, xxxvi, 48. Ex iis fornix fiunt , in quibus xra funduntur.

(2) Pline, xxxvi, 46.

(3) [ios affirmare possumus in cautibus Alpium nasci, xxxvi, 46.-(4) Voy. p. 63.