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Tome premier.
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HIST0IRE DE LA CHIMIE.

vive, mdee ä une matiere organique (blaue tPceuf). C’est dumoins ce qui resuite d’une analyse faitc par d’Arcet du cimentd’une mosaique antique trouväe a Rome (1).

La chaux hydraulique , si utile dans les constructions exposcesau contact de l’eau , n’est pas une decouverle recenle : eiledtail fort bien connue des Romains.

« II existe, dit Vitruve , une espece de poussiere qui produitdes choses merveilleuses; on la trouve dans lacontrde de Rates,et sur le territoire des Municipes, voisin du mont Vesuve. Mdeeavec de la chaux et du ciment (' cxmento ) , cette poussiere pro-cure non-seulement de la solidite a tous les edifices en gdneral,mais, ce qui plus est, eile rend les möles et les constructionssous-marines plus solides et plus compactes (sed etiam molesqux construuntur in mari, std> aqua solidescant (2). »

La poussiere en question, qui est ailleurs appelde poussieredePouzzoles, n’dtaitautre cliose qu’une terre alumineuse, neces-saire a la confection de la chaux hydraulique.

Quant a la chrysocolle des anciens, dont la vraie significationa heaucoup occupe les interpretes, nous en avons ddjä dit unmot (3). Ajoutons seulement ici que les Grecs et les Romainsdistinguaient deux especes de chrysocolle: la naturelle , teilequ’on la rencontrait dans les mines; et 1’artiflcielle, que Γοηpreparait avec des urines d'enfants (-4).

Celte derniere chrysocolle ne devaiL son action qu’ä la pre-sencc des phosphates alcalins. Elie etait particulidement em-ployee pour souder 1’argent et le cuivre (5).

La resine (de pin) servait d’intermediaire dans la soudure decertains mdtaux. Et Eurine, qui devait, au dix-septieme siede,donner lieu a la decouverle du phospliore, entrait ddjä, k desdpoques fort reculdes, dans heaucoup d’operations chimiques.

Les anciens avaient, avons-nous dit, coutume d’appliquer le

(1) Composilion de ce ciment: cliaux vive 56,3; acide carboriique 41; matiireorganique 2,7. l.a prdscnce de l’acide carbonique doit, suivant d’Arcct, etreat-tribude soit a la ddcomposition de la matifere organique, soit a 1’absorption del’acide carbonique de 1’air, par la cliaux vive. Annates de Chimic,\. i.xxiv, 313.

( 2 ) Vitruve, De Archit., », 6. Conf. 1’line, xxxvi, 55. Sidoine Apollinaire, deAmplitudine Byzantii.

(3) Voy. pag. 173.

(4) Έκ τών παιδικών ούρων ή χρυσόκολλα συνίσταται. Strabon , Geograph., XIV,,ρ. 7G4 (edit. Casaub. ).

(5) Vitruve, de Archit., ύπ, 9.