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Tome premier.
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IlISTOIttE DE LA CHEMIE.

Oii employait le gypse pour faire des moules, desstatues,des corniclies et des couronnemenls de maisons. Apres avoircalcine Ia pierre ii pltilre et ditrempe le gypse, il saut, dit Pline,avoir soin de s’en servir tout de suite avant qu'il ne seche (1).

E. Proculeius, favori d'Auguste, en proie ä une cruelle raa-ladie d’estomac, but une si grande quantiti de plätre dilayequ’il en mourut. C’est peut-itre ce sait qui donna lieu ä l’opinionanciennement si repandue que le gypse est un poison.

§ 55 .

Air· — Corps acrifonnos.

On a reproche aux anciens de n’avoir pas reconnu la mali-rialili de l’air, malgrc les phinomemes qui frappent h chaqueinstant les sens de Pobservateur. Ce reproche est trop exclusis.

«Les venis, dit Senique, qui em portent qnelquefois aveceux des poids inormes, attestent, ainsi que les sons, Ia force etIa resistance de l’air ( intensionem aeris) ( J 2).

« Les venis, continue le mime auteur, sont les ondes de l’air.On dit que la mer est calme , lorsqiPon ne la voit pas visible-ment agitee. II en est absolument de mime de l’air, qui n’estjamais dans une immobilite complete, bien qu’il nous paruisse tran-( t (uille. C’est ce qu’on observe lorsque le soleil pinetre dans unendroit fermi : une multitude de corpuscules montent, descen-dent et s’agitent en tous sens (3). »

Longternps avant Sineque , Vitruve s’e(ait dija prononci pourla materialite de l’air, en posant en principe que la force dusoustle (de l’air) est en raison de Ia chaleur (i). « C’est ce quenous apprend, ajoute Vitruve, 1’expirience que Pon peut faireavec les colipxjles, qui sont des boules cPairain creuses, ayant untres-petit orificc parlequcl on les remplit d’eau. On place ceseolipyles, ple i nes d’eau, aupres du seu. Tant qiPelles ne sontpaschaudes, on n’observe rien; mais, desqu’elles commencent

(1) Pline, xxxv, 5!).

(2) Sinfcque, Quast, natarul., ii, 6.

(3) Jbid., v, 1.

0) Impetus /erroris erprimit vim spiritus flantis.