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Tome second.
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TROISIEME EPOQUE. 135

il s’acquitbientöt une grande renommee. L’empereur Rodolphellet l’ölecteur de Gologne l’inviterent äse rendre a leur cour;mais, renonganta tout ce qui peut flatter l’ambition d’un homme,il consacra sa vie ä l’dtude des phenomenes de la nature, etprefera son laboratoire de Vilvorde, pres de Bruxelles, aux splen-deurs de la cour. 11 mourut le 30 decembre 1644.

Travaux de 'Vaii-IIclmont.

Les ecrits de Yan-Helmont furent recueillis apres sa mort, etpublies par sontils, Frangois-Mercurius Yan-Helmont, sous letitre de Oritis medicinx (1).

Il y rtzgne, comme dans les ecrits de Paracelse, ce ton tran-chant qui ddpasse quelquefois les bornes de la modestie; on yremarque aussi une tendance ä la philosophie surnaturelle, ex-primes dans un langage qui est loin d’etre loujoiirs clair. Maisces defauts sont racheids par des decouvertes et des observationsd’une grande valeur, comme nous allons le montrer.

Commengons par constater que Yan-Helmont proclama lepremier la necessitd de l’emploi de la balance, Instrument quidevait operer une rdvolution complete dans la Science.

Gaz (2). — « Le charbon, dit-il, et en gendral les corps qui ne seresolvent pas immddiateinent en eau , degagent necessairement(par leur combustion) dei'esprit sylvestre. Soixante-deux livres decharbon de ebene donnent une livre de cendre. Les soixante etune livres qui restent ont servi ä former 1’esprit sylvestre. Ceiesprit, inconnu jusqu' ici, qui ne peut elre contenu dans des vais-seaux ni etre reduit en un corps visible, je Vappelle d'un nouveaunorn, gaz. Il y a des corps qui renferment cet esprit, et qui s’yresolvent presque entierement; il y est alors comme fixe ou so-

(1) Ortus medicinx, id est initia physica inaudita, progressus medicinxnovus in morborum ultionem ad vitam longam, edente auctoris filio. Editioquarta; Lugduni, 1 vol. in-fol., 1656. — C’est cette ddition que nous avons sousles yeux. La premiere paruten 1648, ä Amsterdam (Etzevirs), in-4”; Ia deuxiemeen 1651, a Venise; et la troisieme en 1652. Il y a, en onire, trois editions de Franc-fort, 1661, 1681 et 1707. — Les ouvrages de Van-Helmont furent traduits enfraiifais par le Comte, en 1670, in-4°, en anglais (Londres, 1662, in-fol.), et enallemand (Sulzhach, 1683, in-fol.).

(2) Le nomde gaz ou gas (ortliographe employee par Van-IIelmont) derive, parcorrnption, de Gabst ( Geist ), qui signisie esprit. Suivant d’autres, il viendrait de■Chaos, de Bias (souffle), ou de Gaescht (ecuine).