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Tome second.
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TIIOISIEME EPOQUE.

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de beurrc sont pr6serv6s de la putrefaction, de m6me que le ferenduit d’huile est p re serve de Ja rouille. »

Mayow consacre ensuite un chapitre entier ;i demontrei· qu el’elasticit6 de 1’air est due ä Ia presence des particules nitro-aeriennes. Les experiences et les raisonnements qu’il emploieL 1’appui de son opinion maritent d’etre Signales.

« Les experiences de Boyle , ditl’auteur, ont mis hors dedoute que 1’air est dlastique; mais on ignore encore I'originede cetle propriete. Je vais maintenant dire ce que je sais surce sujet. D’abord on m’accordera que 1’air contient certainesparticules que j’ai appelees ailleurs parlicules nitro ou igno-ae-riennes; qu’ensuite ces particules sont necessaires ä la combus-tion, et qu’enfln 1’air priv6 de ces particules est improprcä en-tretenir la flamme.

Voici comment 1’auteur procede pour demontrei' que 1’elasti-cit6 de 1’air est due a la presence de ces particules nitro-a6riennes.

« Personne n’ignore, dit-il, que quand on met une bougiesous une petite cloche renversee, et qu’on place ce petit appa-reil sur la surface de la peau, la flamme netardepasL s’eteindre.L’espace circonscrit par la petite cloche est presque vide; carla peau est refoulee dans l’intdrieur de celte cloche par lapression de 1’air ambiant (ob aeris ambientis pressuram). Onme dira peut-etre que cet esset est dii ii 1’agitation rapide et L lacondensation des particules ignees, etc.; mais celte explicalionne me satisfait nullemenl, car il est plutdt probable que 1’air ou uneporlion de 1’air se combine intimement avec la flamme L laquelleil sert d’aliment, de teile fagon qu’il n’existe pas une parcellede la flamme, si petite qu'elle soit, qui ne renserme quelquechose d’a6rien, enlev6 ä 1’air (1). G’est donc ä la presence desparticules nitro-airiennes qu’il laut attribuer l’dlaslicite de 1’air.

« L’experience suivante, continue Tauteur, me fera mieuxcomprendre.Lorsqu’on allume une bougie s’elevml äsixtraversde doigt au-dessus de l’eau, et qu’on 1’emprisonne sous unecloche de verre renversde, on remarque que 1’eau qui se trouvesous la cloche est d’abord auniveau de l’eau environnante. Maisä mesure que la bougie brüle vous verrez l’eau s’dlever graduel-lement. dans l’intdrieur de la cloche ( aquam in cucitrbitx cavita-ti.) Etenim probabile esi aerem flammx conseslim immisceri , utpotecui inpabulum, cedit; Ha ut ne minima quidem flammx pars sit in qua aeris ali-quantulum non existis.

HIST. BE LA CIinilE. — T. II. 17