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Tome second.
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I1IST01HE DE LA CI1IA1IE.

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Lavoisier vouiut la monlrer aussi par 1’analyse. Et ici il partitd’un principe digne d’etre note. «Si veritablemenl 1’eau, faisait-il observer, estformde, comme I’annonce la combustion des deuxgaz , de 1’union de Yoxygine ( c’est ainsi qu’il appelait d’abord1’oxygene), on ne pourra Ia decomposer et oblenir siparemenl1’un de ses bldments sans präsenter L 1’autre une substance aveclaquelle il eilt plus d’affinite. L’hydrogenc ayant plus d’aftlniteavec l’oxygine qu'avec aucun autre corps, ee n’ätait pas par cclatvs que pouvait 6tre tentde la decomposition : c’ätait doncl’oxygine qu’il iallait attaquer. »

Voilä par quel raisonnement Lavoisier fut conduit ä la decom-position de l’eauau moyen du fer, du zinc, ou niöme du charbon.

Mais l’air inüammable (hydrogöne), qui se dägage d’une dis-solution du fer ou du zinc dans I 'acide vitriolique ou de 1 'acidemarin, provient-il räellement de la decomposition de l’eau?Gelte question, qui semblait d’abord embarrasser Lavoisier,fut resolue par La Place en ces termes : « Par l’aclion des acides,le mötal se dissout sous forme de ehaux (oxyde), c’est-ä-dire, uni ä l’air vital (oxygöne), et, relativeinent au fer, cettequantitä d’air forme le quart ou le liers de son poids. La dis-solntion ayant dgalement lieu dans les vaisseaux fermes, il estvisible que l’air vital n’est point l'ourni par l’atmosphere; il nePest pas non plus par l’acide... Ce qui prouve que l’acide n’estpoint altdre par son action sur le fer, c’est qu’apres cetteaction il saut, pour le saturer, employer la meme quantitd d’al-cali. Il ne reste donc que l’eau ü laquelle on puisse attribuerl’air vital qui s’unil au m6tal dans sa dissolution; eile se de-comjjose donc, et son principe intlammable se degage sousforme d’air; il suit de lä que si, par la combustion, on com-binait de nouveau ce meine principe avec l’air vital, on re-produirait l’eau qui s’est döcomposde. »

Toujours ingenieux pour varier sesexpdriences, Lavoisier con-qut alors et röalisa l’id6e de döcomposer l’eau ä une temperature<51ev6e en la faisant passer sur du fer incandescent. 11 esperaiten meine temps obtenir par ce moyen des quantites d’hydro-gene süffisantes pour goniler d<s> ballous aerostatiques, inventionalors tont nouvclle. A cet esset, il se servit d’un canon defusil,ouvert aux deux bouts, et cliaufle dans un fourneauä re verbere.Le fonclionnement de l’appareil donna lieu aux observations sui-vantes : lorsque le canon de fusil est rouge et incandescent, l’eau