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lunette, en raison de la difficulté de faire coïncider exactementl’image du point visé avec le milieu de la croisée des fils, se nommeerreur de pointé. Cette erreur peut aller à une seconde, pour lesobservateurs les plus exercés, se servant des instruments les plusprécis que l'on possède actuellement.
Souvent, au lieu d’un seul fil derrière lequel ondoit cacher l'image d’une étoile que l’on observe, onen dispose deux parallèles entre lesquels on amènel’image de l'étoile, en la mettant à égale distance deces deux fils, fuj. 68. On commet une erreur moindresur la direction de la lunette, en amenant l'imagede l'étoile à paraître également éloignée de ces deux Fig. fis.fils parallèles, qu'en la faisant coïncider avec un filunique qui les remplacerait en passant au milieu de l’espace quiles sépare.
§ 3 4. Lecture de l'angle. — Lorsque la lunette adaptée àun cercle a été dirigée successivement suivant les deux côtés del'angle qu’on veut mesurer, il ne s’agit plus que de déterminer,au moyen des divisions du cercle, le nombre do degrés, minutes etsecondes dont cet angle se compose ; pour cela il faut évaluer lalongueur de l'arc parcouru par l'index qui accompagne la lunette,pendant qu'on l’a amenée de la première position à la seconde.Celte évaluation s’effectuerait tout de suite et très facilement, si lecercle était divisé en secondes ; il suffirait en effet de compter les di-visions du cercle que l’index aurait dépassées dans son mouvement,ce qui pourrait être facilité par des numéros affectés à ces divisions,ou au moins à quelques-unes d’entre elles. Mais si l'on fait atten-tion à la petitesse de l’arc d’une seconde sur un cercle tel queceux dont on se sert dans la mesure des angles, on comprendratout de suite qu'il n’est pas possible de réaliser une graduation telleque celle dont nous venons de parler. Sur un cercle de 45 centi-mètres de diamètre, ce qui est une dimension déjà bien grandepour un instrument portatif, un degré occupe une longueur d'unpeu moins do 4 millimètres ; la longueur de l’arc d'une minute estd'environ -,4 de millimètre ; et celle de l'arc d’une seconde d'envi-ron uyj de millimètre. On voit qu’il n’y a pas lieu de songer à di-viser un pareil cercle en fractions aussi petites que les secondes ;dans une graduation de ce genre, les lignes do division se confon-draient les unes avec les autres. Les cercles dont on se sert dansles observatoires ont des dimensions beaucoup plus grandes que lescercles portatifs; mais ils sont loin encore d’ètre assez grands pourque leur contour puisse être divisé en secondes. On se contente