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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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SEXTANT.

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de môme, au lieu de ne voir par double réflexion que la portion dece cercle qui est au-dessous de pq, on voit également la totalitéde ce cercle. Pour le faire comprendre, prenons un point r situéau-dessous de la ligne pq. Ce point ne peut envoyer aucun rayonde lumière à l’œil, lorsqu’on n’emploie pas de lunette ; il est cachépar la partie étamée du miroir C. Mais lorsqu'on observe avec unelunette, certains rayons partis de ce point, tels que rs, par exem -pie, peuvent traverser le miroir C dans sa partie transparente, ettomber sur' l'objectif ; la déviation que leur fait subir l'objectif lesramène alors vers l'œil, et ils peuvent y pénétrer, malgré l'obsta-cle qui est interposé entre le point r et l'œil. Ainsi l’œil, en regar-dant dans la lunette, ne verra plus seulement la portion du cercle Isituée au-dessus de pq, mais bien le cercle tout entier, pourvu tou-tefois que ce cercle ne soit pas trop grand. Il en est de même pourl’image doublement réfléchie, qui ne se rapportera plus seulementà la partie du cercle située au-dessous de pq, mais à la totalité dece cercle. Le cercle unique que l'on verra, lorsque les deux miroirsseront parallèles l'un à l'autre, ne résultera donc plus de la juxta-position de l image directe d une partie du cercle avec l’imagedoublement réfléchie de l’autre partie ; mais il proviendra de lasuperposition de deux cercles complets, dont l'un est une imagedirecte du cercle I, et l'autre une image doublement réfléchie dumême cercle. On comprendra sans peine toute I mportance quecette circonstance peut avoir pour la commodité et l'exactitudedes observations.

La lunette n’est pas ordinairement fixée d’une manière inva-riable au sextant ; on peut la faire mouvoir parallèlement à elle-même, dans un plan perpendiculaire à la surface de l'instrument,c'est-à-dire l’éloigner ou la rapprocher plus ou moins de cette sur-face. Par ce mouvement, on fait que la ligne m« du petit miroirse trouve exactement au niveau du centre de l'objectif, ou bienau-dessus ou au-dessous de ce point, et à une distance plus oumoins grande. Il est clair qu'il en résulte une modification dans lesintensités respectives des deux images. Quand on éloigne la lu-nette de l’instrument, on augmente l’intensité de l'image directe,et l'on diminue en môme temps celle de l'image doublement réflé-chie : c'est le contraire qui a lieu lorsqu'on rapproche la lunettedu plan du limbe. On conçoit donc que l’on puisse amener par làles deux images à avoir des intensités à peu près égales, ce quipermet d’établir beaucoup plus exactement la coïncidence de deuxde leurs points.

Lorsqu'on observe des objets dont la lumière est trop intense,

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