98 INSTRUMENTS QUI SERVENT A LA MESURE DES ANGLES,comme le soleil, et quelquefois la lune, on se sert de plaques deverre coloré placées en K, L, fuj. 95, dont les unes, mobiles autourde la charnière b, peuvent venir se placer derrière le petit miroirafin de diminuer l’éclat de l'image directe, et dont les autres, mo-biles autour de la charnière r, peuvent s'interposer entre les deuxmiroirs, de manière à affaiblir l’image doublement réfléchie.
§ 51. Pour que le sextant puisse fournir des indications exactes,il est nécessaire : 1° que les faces des deux miroirs soient bien per-pendiculaires au plan du limbe; 2" que l'index de l’alidade soitexactement au zéro de la graduation lorsque les deux miroirs sontparallèles. Voici par quels moyens on s’assure que ces conditionssont remplies. En regardant dans la direction du grand miroir, etun peu de côté, on peut voir en même temps une portion du limbede l’instrument, et son image dans le miroir ; ces deux arcs decercle, dont l'un est vu directement, et l’autre par réflexion dansle miroir, doivent être exactement dans le prolongement l’un del’autre, sans quoi le miroir ne serait pas perpendiculaire au plandu limbe. Cette première vérification étant faite, si l'on amène 1 in-dex de l’alidade au zéro de la graduation, et que l’on regarde dansla lunette, on ne devra voir qu’une seule image nette de l’objetobservé; sans quoi, si l’on en voyait deux images ne coïncidantqu'il peu près, cela indiquerait que le petit miroir n'est pas paral-lèle au grand. Des vis adaptées aux doux miroirs permettent demodifier leur position , jusqu’à ce que ces deux vérifications puis-sent se faire avec une grande exactitude.