CHAPITRE DEUXIÈME.
DU MOUVEMENT DIURNE, ET DE LA FIGURE DE LA TERRE.
PREMIÈRES NOTIONS SUR LA TERRE.
§ 52. Avant d'aborder l’élude des phénomènes célestes, il estnaturel que nous cherchions à nous rendre compte des conditionsdans lesquelles nous nous trouvons pour les observer; que noustâchions de nous faire une idée un peu nette de ce que c’est que laterre, que nous habitons, qui nous sert pour ainsi dire d’observa-toire, et à laquelle nous rapportons les positions successives desaslres, pour déterminer les lois de leurs mouvements.
La première idée qui se présente à nous, c’est que la surface dela terre est plate et indéfinie dans toutes les directions ; et en outreque la massé de la terre s’étend indéfiniment en profondeur. L'étudeattentive des faits que l’on observe dans les voyages montre quecette idée est entièrement fausse, ainsi que nous allons le voir.
§ 53. ltondcur de la surface de la mer. —- Uno portionconsidérable de la surface de la terre est occupée par les eaux dola mer. Or les observations les plus simples font voir que la sur-Tace de ces eaux est très sensiblement arrondie. Si l'on est placéau bord de la mer, sur une falaise un peu élevée, et que l’on observeun bateau à vapeur qui s'approche de la côte, on ne voit d'abordqu’une portion de sa cheminée, avec la fumée qui s’en échappe,/ig. 100. Le bateau , en approchant de plus en plus, semble sortir
Fig. 102. Fig. 101. Fig. 100.
de l'eau; au bout de quelque temps, on l'aperçoit en entier, seprojetant sur le ciel, et reposant sur la ligne bien tranchée à laquellela mer semble se terminer, 101. A partir de là, le bateau pa-rait descendre snr la surface, de la mer, sur laquelle il finit par se