RONDEUR DE EA TERRE.
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l'apercevoir que lorsqu’il serait trop éloigné ; mais ce ne serait pasalors la partie inférieure du bateau qui .disparaîtrait la première :tant qu'on apercevrait le bateau, on le verrait en totalité.
On peut faire une observation du même genre, lorsqu’on setrouve sur un navire qui s'éloigne de la côte Pendant quelque tempson aperçoit complètement les objets qui sont au bord de la mer.Mais bientôt ces objets disparaissent en partie: on cesse de voir lebas des falaises ; puis ces falaises disparaissent elles-mêmes en to-talité, et l’on n'aperçoit plus que les arbres et les constructions quiles surmontent ; enfin ces derniers objets se cachent à leur tourderrière l’espèce de montagne liquide qui s'interpose entre eux etl'observateur, en s'élevant de plus en plus par rapport à eux.
On sait que c’est du haut des mâts, qu’après une longue traver-sée, les marins commencent à apercevoir la terre, longtemps avantqu'ils puissent la voir du pont de leur navire.
Ce n’est pas seulement près des côtes qu’on peut reconnaîtreque la surface de la mer est arrondie. Des observations entière-ment analogues à celles dont nous venons de parler peuvent éga-lement se faire en pleine mer. Lorsqu’on est monté sur un navire ,et qu'on en aperçoit un autre qui s’approche de plus en plus dupremier, on ne voit d'abord que le haut de la mâture de ce secondnavire ; puis les voiles et les mâts se découvrent successivement ;ensuite le navire entier parait posé sur le bord apparentée la mer;enfin le navire semble descendre de ce bord en se rapprochantde plus en plus.
§ 54. Rondeur de la terre. —Occupons-nous maintenantde la partie solide de la terre, c'est-à-dire des continents. La sur-face de cette partie solide est loin de présenter la régularité que l'onobserve à la surface de la mer. On trouve bien dans quelques lo-calités des plaines unies d’une étendue plus ou moins grande ;mais le plus souvent des vallées, des collines, et même des chaînesde montagnes, se succèdent de manière à former une surface irré-gulière, ondulée, et quelquefois fortement accidentée. Cependantla surface du continent, considérée dans son ensemble, et abstrac-tion faite des irrégularités dont nous venons de parler, est arron-die comme la surface de la mer. Voici par quels motifs on est con-duit à l'admettre comme une vérité incontestable.
Les continents sont environnés de mers qui leur servent delimites de différents côtés, et qui souvent pénètrent très loin à leurintérieur. Or, si l'on examine les bords des continents, on recon-naît que nulle part ils ne s’élèvent beaucoup au-dessus du niveaudes mers voisines. On voit donc déjà que. par leurs contours, les
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