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PREMIERES NOTIONS SUR RA TERRE.
vivons, el qui sert à notre respiration, existe partout sur la surfacede la terre; à quelque hauteur que l'on se soit élevé sur les mon-tagnes, on y en a toujours trouvé. Cependant cet air ne s'étend'pas indéliniment dans l’espace qui environne la terre : il ne formeautour d'elle qu'une couche qui l'enveloppe de toutes parts et quel’on nomme l ’atmosphère terrestre, ou simplement l’atmosphère.Quoiqu’on n’ait jamais pu s’élever jusqu’à la limite extérieure del’atmosphère, on a pu néanmoins démontrer que cette limite existe,et môme assigner approximativement la distance à laquelle elle setrouve de la surface de la terre, distance qui n’est autre chose quel'épaisseur de la couche atmosphérique.
On démontre aisément que l'air est pesant : un ballon do verreque l'on pèse successivement vide et plein d’air n’aa pas le même poids dans les deux cas. L’atmosphèrefi terrestre doit donc exercer une pression sur la terre|| en raison du poids de l'air qui la compose. Celtej pression se mesure au moyen de l’instrument qui estici représenté, fig. 1 05 , et que l'on nomme baromètre.II se compose d'un tube de verre recourbé abc, ferméen a , ouvert en c, et contenant une certaine quan-tité de mercure. Le mercure y a été introduit detelle manière que l’espace qui reste au-dessus de lui,dans la grande branche ab soit absolument vide detoute matière. Cette circonstance fait que le liquidene s’élève pas à la môme hauteur dans les deux bran-ches : la pression atmosphérique, qui s’oxerce libre-ment dans la petite branche, refoule le mercure dansl'autre branche , où il n’éprouve aucune pression,et i’y maintient à une hauteur plus ou moins grande,suivant qu'elle est elle-même plus ou moins intense.La différence de niveau des deux surfaces d, e, dumercure doit donc servir de mesure à la pressionatmosphérique, au point où se trouve placé le baro-mètre. 11 est même facile d'en déduire la valeur numé-rique de cette pression , rapportée à l’unité de surface,et exprimée en kilogrammes, ainsi que nous allonsle voir.
Fig. 105. Imaginons que la branche ouverto bc du baromètresoit prolongée au-dessus de la surfaces du mercure, enconservant les mêmes dimensions transversales que dans le voisi-nage de cette surface. Si l'on supprimait toute communication delatmosphèro avec cette branche du baromètre, et qu'on voulût
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