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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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ATMOSPHÈRE TERRESTRE. 105

cependant exercer en c la môme pression que précédemment, c'est-à-dire maintenir le mercure dans la position qu’il occupe, en ver-sant une nouvelle quantité de mercure dans la branche ouverte, ilfaudrait évidemment que ce mercure addilionnel s’élevât jusqu’en f,au niveau du point d de la grande branche. Mais, dans ce cas, lapression supportée par la surface du mercure primitif en e seraitégale au poids du mercure que l'on aurait ajouté : donc on peut direque la pression exercée par l’atmosphère, en e, est égale au poidsd'une colonne de mercure qui aurait pour base la surface e, et pourhauteur la différence du niveau des deux surfaces d, e. Le baro-mètre étant placé près do la surface de la mer, la différence de ni-veau du mercure dans ses doux branches est en moyenne de 0"',76:la pression exercée par l’atmosphère, sur une surface de 1 centi-mètre carré, est donc dans ce cas égale au poids de 76 centimètrescubes de mercure, c'est-à-dire que celte pression est de 1 k ,033.

Il est bien clair, d'un autre côté, que la pression exercée parl'atmosphère, sur une surface de I centimètre carré, est égale aupoids de toute la quantité d’air contenue dans un cylindre verticalqui aurait pour base celle surface, et qui s’étendrait dans toute lahauteur de l’atmosphère : ainsi le baromètre nous fait connaître lepoids de cette colonne d’air, et peut par conséquent mus fournirdes indications sur la hauteur à laquelle elle s’élève.

L’air est compressible et élastique ; une même quantité d'airoccupe un volume d’autant plus petit qu’elle est plus comprimée,et se dilate au contraire d’autant plus qu’elle éprouve une pressionplus faible. 11 en résulte que la densité de l’air ne doit pas être lamême dans toute l'étendue de l'atmosphère ; cette densité doit allerconstamment en diminuant à mesure que l'on considère des cou-ches de plus en plus éloignées de la surface de la terre, en raisonde la diminution progressive de la pression que l'air y éprouve dela part des couches supérieures. Si cette diminution de densitén’existait pas , si l’air se trouvait à toute hauteur dans les mêmesconditions que près de la surface de la mer, la hauteur de l'atmos-phère se déterminerait avec la plus grande facilité : en supposant,par exemple, que la température de l’air fût de 0°, auquel cas sadensité serait 10 172 fois plus petite que celle du mercure, lahauteur de l'atmosphère devrait être égale à 10 472 fois 0"’,76,c’est-à-dire qu’elle serait de 7 9ë8 m ,72.

La hauteur de l’atmosphère doit être en réalité beaucoup plusgrande que celle que nous venons de trouver, en raison du décrois-sement progressif de la densité de l’air à mesure que sa distanceau niveau des mers va en augmentant. La détermination de celte