10(5 PREMIERES NOTIONS SUR LA TERRE,
hauteur présente de grandes difficultés, surtout à cause des tem-pératures différentes que l’on observe dans les diverses régionsatmosphériques. M. Biot, en discutant les nombreuses observationsd' 1 pression et de température, faites à diverses hauteurs, soit en^ devant sur le flanc des montagnes, soit dans les ascensions aéro-statiques, a trouvé que la hauteur do l'atmosphère ne doit pasdépasser 18 000 mètres, c'est-à-dire 12 lieues de 4 kilomètres.On comprendra sans peine que cette hauteur ne puisse pas sedéterminer avec une bien grande exactitude, par des observationsfaites uniquement vers la partie inférieure de l'atmosphère, si l'onréfléchit à la difficulté que l'on éprouverait à reconnaître au justeoù se trouve sa limite supérieure, lors mémo qu'on pourrait setransporter à cette limite même : l'extrême rareté de l’air dans lesdernières couches atmosphériques mettrait en défaut les instru-ments les plus délicats que l'on pourrait employer pour trouver lespoints au-dessus desquels l'air commence à manquer complète-ment.
La limite que nous venons d'assigner a la hauleur de l'atmos-phère terrestre nous montre que cette atmosphère forme, autourde la terre, une enveloppe d'une épaisseur bien faible, relativementaux dimensions de la terre elle-même. Nous verrons bientôt que lerayon de la terre, supposée sphérique, est de plus do 6 350 000 mè-tres : l'épaisseur de l'atmosphère est donc au plus égale à la1 32' partie do ce rayon. En sorte que , si l'on représentait la terreau moyen d’un globe de I mètre de diamètre, l'atmosphère n'oc-cuperait sur ce globe qu'une épaisseur de moins de 4 millimètres.La couche de duvet qui recouvro la peau d'une pêche est loind'être assez mince pour pouvoir fournir une image convenable del'atmosphère terrestre.
§ 57. liefractions :iinios|)li<-ri<|in-s. — Nous no pouvonsobserver les astresqu'à travers l'atmosphère de la terre. Il en résultenécessairement des déviations plus ou moins grandes dans la di-rection des rayons lumineux qu’ils nous envoient, et la conséquencede ces déviations est de nous faire voir les astres dans des positionsautres que celles où ils se trouvent réellement. 11 est donc de laplus grande importance d'étudier l'influence que l'atmosphère peutavoir sur les observations astronomiques, afin do faire la part decette influence, et d'en conclure les directions suivant lequelles onverrait les astres si l'atmosphère terrestre n'existait pas.
On sait que, lorsqu’un rayon do lumière AB, fuj. I 00, passe d unmilieu M dans un autre milieu M', il prend généralement dans cesecond milieu une direction BC. qui n'est, pas la même que celle