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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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RÉFRACTIONS ATMOSPHÉRIQUES. 109

changements continuels de température et de pression , qui la fontvarier d’un moment à un autre. Heureusement on a reconnu quela faible épaisseur de l'atmosphère permet de s'en passer, et dedéterminer l'effet de la réfraction, sinon exactement, au moins avecune approximation suffisante, toutes les fois que le rayon lumineuxque l’on considère ne fait pas un trop petit angle avec le planhorizontal.

Pour se rendre compte de cet important résultat, il suffit de serappeler que, lorsqu’un rayon de lumière AB, fùj. 108, traverseune série de milieux homo-gènes M, M', M", W", sépa- Fi «- 108 -rés les uns des autres par dessurfaces planes et parallèles,

la direction EF que prend ce _

rayon dans ie dernier milieu

M'" est exactement la même -

que celle qu’il y aurait prise,

s’il était tombé directement -

sur ce milieu, sans traverser

préalablement les milieux _

M, M 1 , M"; en sorte que, si

l’on connaît le milieu M'", et_F_

la direction du rayon inci-

dent AB, on peut en déduire l’angle que le rayon réfracté EF faitavec ce rayon incident, sans s'inquiéter de connaître les milieux quele rayon lumineux a traversés pour passer de la direction AB à ladirection EF. Or, si un rayon lumineux traverse l’atmosphère sansfaire un trop petit angle avec l’horizon du lieu où il vient tomber,les points où il perce les diverses couches atmosphériques ne sontpas assez éloignés de la verticale du lieu pour que la courbure deces couches se fasse bien sentir : les choses se passent à très peuprès de la même manière que si les couches d’égale densité dont secompose l’atmosphère étaient séparées les unes des autres par desplans parallèles à l’horizon du lieu ; et la réfraction éprouvée par lerayon lumineux est sensiblement la même que si ce rayon passaitdirectement du vide dans la couche atmosphérique où se trouve[ observateur, cette couche étant limitée à sa partie supérieure parun plan horizontal. On peut donc se placer dans cette dernièrehypothèse , pour déterminer la réfraction qu’éprouvent les rayonslumineux qui viennent des astres, et l’on n’aura besoin pour celaque de connaître l’état de l’air dans le lieu de l’observation , étatqui sera fourni par les indications du baromètre et du thermomètre.

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