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.MOUVEMENT DIURNE DU C1EE.
On sait de quelle manière les phénomènes lumineux sont expli-qués par les ondulations d'un fluide extrêmement rare, et répandupartout, auquel on donne le nom d’éther. Une source de lumière,quelle quelle soit, détermine un mouvement oscillatoire des molé-cules de Téther ; ce mouvement se propage tout autour de la source,en formant des espèces d’ondes sphériques concentriques, absolu-ment de la même manière qu’une pierre, lancée sur la surface d’uneeau tranquille, y produit ces ondes circulaires que l’on voit se suc-céder et s'agrandir progressivement, jusqu'à ce qu’elles aient atteintles bords de la masse d’eau. Soit A, fig. 11l, une source de lumière
homogène, de lu-mière rouge, parexemple , et ABune direction quel-conque suivant la-
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quelle nous allons examiner les circonstances de la propagationdu mouvement vibratoire occasionné par cette source de lumière.Une molécule m d’éther, prise sur la ligne AB, effectue ses oscil-lations suivant une ligne m'm" perpendiculaire à AB. Lorsque cettemolécule a commencé à osciller, elle âgit sur la molécule suivantoqui oscille à son tour; celle-ci agit sur une troisième molécule, etainsi de suite, de telle sorte que le mouvement oscillatoire se pro-page de proche en proche sur la ligne AB, jusqu'à une distanceindéfinie du point A. C'est ce mouvement des diverses moléculesd’éther rangées le long d'une ligne telle que AB, qui constitue unrayon lumineux.
La propagation du mouvement vibratoire, le long d’un semblablerayon, s'effectue avec une très grande rapidité ; la vitesse de cettepropagation de la lumière est, en effet, d'environ 77000 lieues de4 kilomètres par seconde. Soit mn l'étendue dans laquelle le mou-vement se propage sur la ligne AB, pendant que la molécule meffectue unu oscillation complète do part ot d’autre de sa positiond’équilibre. La molécule n commencera sa première oscillation àl'instant même où la molécule m finira la sienne et en recommen-cera une seconde ; ces doux molécules oscilleront donc en mêmetemps et de la même manière. Lorsque la première sera en m', laseconde sera en n'; elles reviendront en même temps à leurs posi-tions primitives m, n ; lorsque la première sera en m", la secondesera en n". En un mot, ces deux molécules se trouveront à chaqueinstant dans des positions correspondantes, sur les chemins qu’ellesparcourent respectivement, et elles y seront animées de vitesseségales et parallèles. Si nous prenons une autre molécule d’éther