SCIMU.LATION.
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située en p, au milieu de la dislance mn, le mouvement se pro-pagera de la molécule m à la molécule p, pendant que la premièreelfectuera la moitié de son oscillation complète. La molécule msera allée en m', puis sera revenue en m, à l'instant où la molé-cule p se mettra en mouvement; la première sera en m", quand laseconde sera en p': elles reviendront en même temps en m et p;la première se retrouvera de nouveau en m\ quand la seconde seraen p", et ainsi de suite. Ces deux molécules m, p, seront à chaqueinstant animées de vitesses égales et de sens contraires. La dis-tance mn de deux molécules successives dont les mouvementsconcordent complètement, se nomme longueur d'ondulation.
C’est la durée d’une oscillation complète des molécules d’étherqui détermine la couleur de la lumière ; cette durée varie suivant quela lumière est rouge, verte, bleue, etc. La vitesse de propagationest au contraire la même pour les diverses lumières. Il en résulteque la longueur d'ondulation varie d’une couleur à une autre, puis-que c’est le chemin parcouru par la lumière en vertu de cette vitesseconstante de propagation, pendant la durée d’une oscillation com-plète d’une molécule d’éther, durée qui n’est pas la même pour lesdiverses couleurs. On sait que la lumière blanche est formée parla réunion d’une infinité de couleurs, parmi lesquelles on distinguesept couleurs principales, savoir: violet, indigo, bleu, vert, jaune,orangé, rouge. On a trouvé que, pour le violet, la longueur d’on-dulation est de 0““,000423; pour le vert, de 0 m,, \000512 ; etpour le rouge, de 0 mm ,000 620. On peut juger par là de la rapiditéextraordinaire avec laquelle s'effectuent les oscillations des molé-cules d'éther, puisque la lumière qui parcourt 77 000 lieues enune seconde de temps, ne parcourt qu’environ la moitié d'un mil-lième de millimètre pendant la durée d’une de ces oscillations.
Ces notions étant rappelées, imaginons que deux rayons de lu-mière homogène, partis d’un même point lumineux, cheminent àcôté l’un de l’autre. Si l'on vient à recevoir ces deux rayons surune lentille convergente, ils la traverseront, et iront ensuite con-courir en un même point. La molécule d’éther située à ce point deconcours sera en conséquence animée à la fois de deux mouvementsoscillatoires, qui se combineront entre eux de manière à produireson mouvement dôlinitif. Si les deux rayons, depuis leur départde leur source commune, jusqu’à leur arrivée à ce point de con-cours, se sont trouvés identiquement dans les mêmes conditions,les deux mouvements que la molécule d’éther dont il s’agit pren-dra en vertu de ces deux rayons, seront exactement les mêmes; lesvitesses, dans ces deux mouvements, devront être à chaque instant