I 1» MOUVEMENT DIURNE DU CIEE.
égales et de môme sens : il est clair qu'il en résultera pour la mo-lécule d'éther un mouvement unique de même nature que chacunde ces mouvements partiels, mais d'une intensité double. Si, aucontraire, par une cause quelconque, l’un des deux rayons a éprouvéun retard, les choses pourront se passer tout autrement. Supposons,par exemple, quo ce retard soit précisément d'une demi-longueurd'ondulation, la molécule d’éther située au point de concours desdeux rayons ne prendra plus deux mouvements concordants, envertu du passage de ces rayons par le point où elle se trouve : ellesera, au contraire, à chaque instant, animée de deux vitesses par-tielles égales et opposées l’une à l’autre; et, par suite, elle resteraimmobilo. Cetto circonstance amènera donc une destruction delumière au point do concours des deux rayons : il s’y produira uneinterférence. Il est aisé de reconnaître qu'il y aura ainsi interfé-rence, tout os les fois que l’un des deux rayons lumineux auraéprouvé sur l'autre un retard égal à une fois, trois fois, cinq fois,et en général un nombre impair de fois une demi-longueur d’on-dulation ; tandis que, toutes les fois que le retard de l'un des deuxrayons sur l'autre sera d une, deux, trois,... longueurs d'ondulation,les choses so passeront absolument de la même manière que s'iln'v avait ou aucun retard.
Considérons maintenant une étoile, que nous pouvons regardercomme un simple point lumineux, ainsi que cela résulte de ce quenous avons dit précédemment (§61). Deux rayons lumineux homo-gènes, partis en même temps de cette étoile, arrivent à l'œil d'unobservateur, après avoir traversé l'atmosphère. Les changementscontinuels qui se produisent dans la température, la pression, ledegré d'humidité de l'air atmosphérique, font que ces deux rayons,quelque rapprochés qu'ils soient l'un de l'autre, ne traversent pasdes masses d'air absolument identiques. Or, on sait qu'un rayonlumineux est toujours retardé par son passage à travers un milieuquelconque, et qu'il l'est d'autant plus que ce milieu est plus réfrin-gent. Il résulte de là que les deux rayons venus de l'étoile sontretardés chacun d’une certaine quantité, par leur passage à traversl'atmosphère, et que le retard de l'un est généralement différentdu retard de l'autre. Si l'excès du retard de l'un des rayons sur leretard de l'autre est d'un nombre impair de demi-longueurs d'on-dulation, ces deux rayons, rendus convergents après qu'ils ontpénétré dans l'œil, y produisent une interférence.
Prenons maintenant tout le faisceau de rayons homogènes,de r.n ons rouges, par exemple, que l'étoile envoie à l'intérieur del'œil. Les divers rayons qui le composent éprouvent des retard?