134 MOUVEMENT DIURNE DE CIEL.
même sur un nombre quelconque d’autres étoiles qui soient dansles mêmes conditions, on trouvera toujours la même valeur pouri’angle ZOP; on en conclut qu'il existe, dans le plan méridien, uneligne OP jouissant de la propriété de diviser en deux parties égalestous les angles tels que EOE', compris entre les directions suivantlesquelles on voit une même étoile, lors de ses passages supérieuret inférieur au méridien. Cette ligne se nomme ligne des pôles; onnomme pôles les deux points diamétralement opposés où elle percela sphère céleste. Le centre de cette sphère étant au lieu même del’observation, et par conséquent sur le plan horizontal qui lui cor-respond, les deux pôles sont situés l’un au-dessus et l’autre au-des-sous de l’horizon, à moins de circonstances tout exceptionnelles surlesquelles nous reviendrons plus tard. Le pôle qui se trouve au-dessus de l’horizon à Paris, et dans toute l’Europe, se nomme pôleboréal; l’autre pôle, qui occupe une région du ciel constammentinvisible en Europe, se nomme pôle austral. On désigne aussi sou-vent la ligne des pôles sous le nom d’axe du monde; nous ver-rons, dans un instant, la raison de cette seconde dénomination.
Le pôle boréal est très voisin d’une étoile dont nous avons indi-qué précédemment la position, et à laquelle on donne pour cetteraison le nom d 'étoile polaire , ou simplement Polaire (§ 66).
§ 69. Nous venons déjà d’acquérir deux notions importantes surle mouvement d’ensemble des étoiles. La première consiste dans lasymétrie des routes apparentes des étoiles par rapport au plan mé-ridien ; la seconde dans une sorte de symétrie plus particulière qui
existe dans le
méridien lui-mê-me, par rapportà la ligne despôles, et dontnous n avons pureconnaître l’exi-stence que pourles étoiles qui nese couchent ja-mais : nous il a-vons plus qu’unpas à faire pourarriver à une con-naissance com-plète de la nature du mouvement qui nous occupe. Pour cela,cherchons à déterminer la distance angulaire comprise entre la