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Cours élémentaire d'astronomie : concordant avec les articles du Programme officiel pour l'enseignement de la cosmographie dans les lycées / par Ch. Delaunay
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13(> MOUVEMENT DIURNE l)ü CIEL.

Quoi qu'il on soit, en opérant d’une manière ou de l’autre, ontrouvera le nombre de degrés, minutes, et secondes, contenu dansl are, de cercle PE, qui mesure sur la sphère la distance du pôleboréal à l'étoile E , au moment où elle a été observée à laide duthéodolite. Ce genre d’observation peut être répété autant de foisqu’on veut sur une même étoile, en la prenant dans plusieurs despositions, telles que E', E", qu’elle occupe successivement envertu de son mouvement ; et chaque fois on peut en déduire demême la valeur de la distance PE', PE" de l’étoile au pôle boréal.Or, quelles que soient les positions dans lesquelles l’étoile se trouvesur la route qu elle décrit, on obtient toujours le même nombre dedegrés, minutes, et secondes, pour cette distance ; les arcsPE, PE', PE", sont tous égaux entre eux. De plus cette constancede la distance d’une étoile au pôle peut se vérifier pour toutes lesétoiles, sans aucune exception.

Il nous est bien facile maintenant de définir d’une manière trèssimple le mouvement d’ensemble des étoiles, ou, ce qui revient aumême, le mouvement de la sphère céleste à laquelle nous pouvonsconcevoir que les étoiles sont attachées. Les résultats auxquelsnous venons de parvenir nous montrent de la manière la plus évi-dente que la sphère céleste tourne autour de la ligne des pôlescomme autour d'un axe. Ce mouvement est le seul, en effet, envertu duquel toutes les étoiles peuvent se maintenir à une distanceinvariable du pôle boréal. On comprend maintenant pourquoi laligne des pôles est souvent désignée sous le nom d’axe du monde.

Le méridien d’un lieu a été défini précédemment (§ 67) commeétant le plan vertical qui divise les courbes décrites par les étoilesen deux parties symétriques l’une de l’autre. Nous pouvons main-tenant en donner une autre définition plus simple, et dire que leméridien d'un lieu est le plan qui passe par la verticale de ce lieu,et par l’axe du monde.

§ 70. Cette rotation de la sphère céleste, dont nous venons dereconnaître l’existence, s’elfectue-t-elle avec une vitesse constanteou variable? Telle est la question qui se présente naturellementici, et dont la solution doit achever de compléter la connaissancedu mouvement des étoiles. L’observation nous conduira sans peineà la réponse qui doit vôtre faite. Lorsque nous avons indiqué, iln’y a qu’un instant, la marche à suivre pour trouver la distanced’une étoile au pôle, nous avons dit que, outre cette distance PE,fig. 127, nous pouvions trouver également les angles P, E, dutriangle ZPE ; supposons que nous déterminions l’angle P, ou ZPE,soit par un procédé graphique, soit par un calcul trigonométrique.